Banderole du collectif “Presqu’île en colère” sur des balcons – Lyon, octobre 2019 © Antoine Merlet
© Antoine Merlet

“Lyon en colère” lance une action collective contre l'État

Le collectif qui regroupe des Lyonnais et Villeurbannais qui se mobilisent contre les nuisances et incivilités dans leurs communes va lancer une action collective contre l’Etat (Préfet du Rhône).

Un an après le lancement d'une action collective en justice par "Presqu'île en colère", les colères des quartiers se sont agrégées à Lyon autour d'un seule et même collectif “Lyon en colère”. Si le nom a changé, ce nouveau projet souhaite utiliser la même méthodologie. Début septembre, une action collective a été lancée via la plateforme “V pour verdict”. “En dépit de nos alertes, les rodéos, les nuisances et les agressions croissantes créent une ambiance traumatisante dans la ville de Lyon et Villeurbanne. Il y règne désormais une tension considérable. Cette tension atteint un niveau tel que les habitants sont prêts à se faire justice eux-mêmes et créer des milices. Cette idée est insupportable pour notre belle ville de Lyon et pour l’idée que nous nous faisons du vivre ensemble. Il est temps que l'Etat intervienne sérieusement au titre de ses obligations légales !”, écrit le collectif sur la page de son projet.

Lire : Nuisances, insécurité, pollution… Enquête sur ces Lyonnais “en colère”

Cette action collective est accessible “aux habitants de Lyon et Villeurbanne victimes de ces nuisances et confrontés aux risques avérés d’insécurité” et est dirigée “contre l’État (Préfet du Rhône) afin d’obtenir des solutions complémentaires au contentieux "de Presqu’île en colère contre la ville de Lyon"”, poursuit “Lyon en colère”. Le coût de la participation est de 60€ par foyer. Les inscriptions se clôturent le 22 septembre. 

Fin 2018, le Conseil d'État a confirmé la décision de la cour d'appel de Paris qui avait donné gain de cause à une association ayant assigné la ville de Paris en réparation de préjudice subi du fait des carences du préfet de police et du maire de Paris dans leurs missions de protection de la sécurité et de la tranquillité publiques dans plusieurs rues d'un même quartier.

2 commentaires
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    Abolition_de_la_monnaie - 3 septembre 2020

    ça part de bonnes intentions, mais vu que le préfet c'est l'Etat, et que l'Etat, c'est "nous", cette association va financer des avocats avec en face des avocats financés par nos impôts, et des indemnités éventuelles payées par... ? Nos impôts ! 😀
    Monde un peu fou non ?
    C'est le logiciel général qu'il faut changer.

  2. Modéré
    Georges Marchais - 3 septembre 2020

    ils sont bien bete s'ils pensent que le gouvernement va faire la moindre chose pour eux.
    Et ce n'est pas la justice qui va les défendre.

    La preuve avec le jugement de 20118, rien a changé.

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