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Lyon-Bordeaux : Railcoop, la coopérative qui veut briser la diagonale du vide

La coopérative ferroviaire Railcoop devrait dès l'an prochain proposer deux aller-retour par jours entre Lyon et Bordeaux. Un moyen d’innerver de nouveau des territoires délaissés par les grandes lignes du rail. Le retour d'une desserte supprimée en 2014 par la SNCF, faute de rentabilité, dont la réussite et la pérennité seront fortement scrutées.

C'est une ligne qui aurait eu 150 ans cette année. Une transversale destinée à relier Lyon et l'Océan Atlantique en coupant le Massif Central. Un tronçon dont la dernière partie a été abandonnée par la SNCF en 2014, à l'heure du train à grande vitesse et de la réduction de l'espace/temps, faute de voyageurs, de rentabilité et à cause de l'importante durée du trajet pour parcourir la distance de bout en bout. Pourtant, le Lyon-Bordeaux pourrait bien faire son retour sur les voies des régions Auvergne-Rhône-Alpes et Nouvelle-Aquitaine sous l'impulsion d'une coopérative créée à Figeac, dans le Lot. Un projet nommé Railcoop, né de l'ouverture à la concurrence, imposée par l'Union européenne, du secteur ferroviaire français. Cette nouvelle ligne desservira ainsi Roanne, Saint-Germain-des-Fossés, Gannat, Montluçon, Guéret, Saint-Sulpice-Laurière, Limoges, Périgueux et Libourne.


"Pour nous la vitesse n'est pas ce qu'il faut mettre en avant"


"L'idée a germé dans l'esprit de Nicolas Debaisieux (actuel directeur général de Railcoop, NdlR) qui exploitait des trains touristiques en Nouvelle-Aquitaine. Il s'est dit : "Comment se fait-il qu'il y ait des gares et voies et qu'il n'y ait pas de service avec ?". Il a alors décidé de devenir opérateur ferroviaire pour recréer un service entre les petites villes sans passer par Paris et redynamiser les territoires de ces villes oubliées", explique Dominique Guerrée, président du conseil d'administration de la coopérative. Un véritable contrepied à la stratégie de la SNCF qui a choisi de rationaliser ses coûts en rabattant toutes ses lignes vers le hub parisien. Ce gérant à la retraite de plusieurs scops en Auvergne et ancien administrateur de l'union régionale des scops fait partie de l'équipe qui a décidé de se lancer dans cette aventure un peu folle aux côtés de passionnés du rail.

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