Les salariés d'Anoflex bloquent leur usine à Caluire

Un plan de licenciement prévoit 157 suppressions de postes pour le mois de Juin.

Les négociations avec la direction s'annoncent difficiles.

Pour faire pression sur la direction, les salariés ont décidé de bloquer, depuis mercredi, les entrées et les sorties du site de Caluire. Anoflex est un sous-traitant du grand groupe allemand Continental, c'est ce même groupe qui a supprimé 1120 postes à Clairoix.
A Caluire c'est le désespoir chez les salariés qui ont adressé une lettre ouverte à leur direction pour exprimer leur désarroi et leur envie de conserver leurs emplois.

Du côté des syndicats, on essaye de négocier une prime de départ la plus importante possible. L'âge moyen des ouvriers de cette unité est de 47 ans et beaucoup d'entre eux souffrent de tendinites et dans la conjoncture actuelle ils ne sont pas assurés d'un retour rapide à l'emploi.
Pour l'instant, la direction propose une prime de 15 000 euros et 150 euros par année d'ancienneté. Pour Gérard Gressot, syndicaliste CGT, cette proposition est indécente, il demande 25 000 euros pour les départs volontaires et 2 500 euros par année d'ancienneté.
Une nouvelle réunion doit avoir lieu avec la direction lundi 11 mai en début de matinée, d'ici là l'usine est bloquée et les salariés restent mobilisés.
A la manif, avec les ouvriers d'Anoflex
Photo prise lors de la manifestation du 19 mars à Lyon

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