Les salariés d'ABB reçus par la direction à Zurich

Au même moment, le comité d'entreprise de Montluel a été interrompu en raison de l'occupation de la salle par des salariés.

La direction des ressources humaines du groupe mondial de robotique avait accepté de recevoir une délégation syndicale, chargée de représenter les 540 emplois français menacés de l'entreprise ABB (lire article). " L'entretien a duré une heure. Le DRH demandait du dialogue mais ils ne voulaient pas entendre notre proposition ", explique Antoine Lahiguera, délégué CGT qui a participé avec huit autres personnes à l'entretien. L'intersyndical proposait à la direction un plan alternatif qui permettrait de conserver les sites de production français avec des bénéfices pour la société. " Ils n'ont rien voulu entendre et nous ont remis face à la direction française qui ne nous laisse aucun délai. Il nous faut du temps pour pouvoir chiffrer notre projet, deux experts ont déjà été choisis mais sans aucun délai supplémentaire, nous sommes devant une impasse " explique-t-il, désemparé. L'échéance laissée par la direction française aux syndicats est celle du 16 juillet, dernière tape du comité central d'entreprise. Mais cela correspond au démarrage de l'étude de sauvegarde des établissements prévue par l'intersyndical. Une course contre le temps est, de ce fait, engagée.
Un CCE mouvementé

Dans le même temps, une réunion du comité central d'entreprise se déroulait sur le site de Montluel (Ain). Quelques échanges ont été possibles entre salariés et direction mais par intermittence. En effet, la réunion a été interrompue à trois reprises par une centaine de salariés venus manifester leur opposition à la fermeture des sites. L'entreprise prévoit notamment de réduire la production de matériel robotique sur les sites français et d'augmenter le quota de production sur leurs sites polonais. Jusqu'à aujourd'hui, les deux pays se partageaient 50 % de la fabrication. Pour information, le groupe ABB a déjà délocalisé 200 emplois d'usines suédoises en Chine et procédé à près de 130 licenciements en Espagne et 850 en Finlande.
Victor Guilbert

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