Les emplois de l'économie sociale et solidaire en plein développement

A cette occasion, France Active et Rhône-Alpes Active, la caisse des dépôts et la Région Rhône-Alpes ont signé une convention sur les nouveaux produits financiers mis à la disposition du secteur.

Avec ses 210 000 salariés, le secteur de l'économie solidaire et sociale représente aujourd'hui plus d'un emploi sur 10 en région Rhône-Alpes. D'où la nécessité pour celui-ci de bénéficier des mêmes investissements que les autres secteurs. Pourtant, c'est rarement le cas. La société d'investissement France Active, présidée par Edmond Maire (ancien secrétaire général de la CFDT), oeuvre exclusivement pour le secteur ESS.

Avec la signature de la convention, Rhône-Alpes Active propose la mise à disposition de fonds pour les métiers du social et de la solidarité. Le but : grâce à des outils financiers tels que fonds d'amorçages associatifs, prêts de 5000 à 60 000 euros, avec des taux de O % à 2 %, entre autres, le secteur doit créer ou consolider des emplois.

France Active a déjà investi en six mois 630 000 euros en Rhône-Alpes. Alors qu'en 2002 ils participaient à la création de quelques centaines d'emplois, en 2006, leurs investissements permettaient d'en créer 12 700. Pour Edmond Maire, président de France Active : 'La demande est incéssante. En 2008, nos investissements ont augmenté de 36 % en Rhône-Alpes, par rapport à 2007'.

France Active ne peut travailler seule, comme l'explique son président : 'En 2007, nous avons voulu nous coordonner avec les régions. Nous avons donc créé les fonds régionaux solidaires d'investissement'. Mais d'ajouter que rien n'aurait pu être possible sans l'aide de la région et de la caisse des dépôts, qui ont apportées chacune 300 000 euros au fonds.
Un forum sur fond de crise
Pour Jean-Louis Gagnaire, vice-président du Conseil Régional : 'L'objectif du secteur ESS est humain, et non capitalistique. C'est une économie exemplaire qui va s'imposer au reste de l'économie'. Et d'ajouter que 'La crise va, finalement, ramener à plus de raison'. Pour le vice-président, il est tout à fait possible de produire et commercer en plaçant l'humain au centre des préoccupations.

Annie-Laurence Ferrero

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