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Le vrai pouvoir des cathos : "Lyon vaut bien une messe"

Le magazine L'Express sort cette semaine un dossier spécial "Lyon, le vrai pouvoir des cathos". Il revient sur la bonne entente entre Mgr Barbarin et Gérard Collomb, s'amusant de trouver cette année aux Voeux des Echevins le nouveau député de Fourvière, le radical et franc maçon Thierry Braillard. Le magazine revient aussi sur la victoire de l'Université catholique de Lyon dans l'appel à projets pour rénover les prisons de Lyon.

Comme chaque 8 septembre, ils sont côte à côte, rigolards. Mgr Barbarin et Gérard Collomb communient de concert à l'occasion du voeu des Echevins. Un événement annuel que relève L'Express, dans un dossier spécial "Le vrai pouvoir des cathos", cette semaine. "Lyon vaut bien une messe" pour le nouveau député, le radical laïc Thierry Braillard, qui était cette fois de la partie. "Collomb a si bien su gagner la confiance des cathos de Lyon qu'il a donc réussi, en amenant Braillard à mettre de l'eau bénite dans son beaujolais, à faire tomber le pieux député sortant UMP Michel Havard", s'amuse l'hebdomadaire. Braillard, comme Collomb, est franc-maçon mais, comme le souligne le dossier, cathos et franc-maçons ont appris à se battre ensemble lors de la Seconde Guerre Mondiale où Lyon s'est était alors un fief de la résistance.

"Lyon est le dernier bastion où la démocratie chrétienne peut encore s'exprimer", estime le président du Conseil général, Michel Mercier qui a pourtant perdu les municipales de 2001 contre le socialiste Collomb. Cités dans l'article, le Grand Rabbin de Lyon et le recteur de la Grande Mosquée reconnaissent l'influence catho, Kamel Kabtane rappelant "le soutien décisif de l'archevêché à la construction de la Grande mosquée de Lyon".

"200 ou 300 patrons ouvertement catholiques"

L'immixtion des cathos dans les affaires est probablement la partie la plus intéressante - car la plus méconnue - du dossier. "Les cathos ont encore gagné", s'est-on exclamé lorsque l'université catholique de Lyon a damé le pion à ses concurrents - notamment Nexity - pour rénover les prisons St-Paul St-Joseph. "Et qu'importe si son offre est d'un million d'euros inférieure à celle de concurrent, Bouygues", écrit le magazine. Le projet peut compter sur l'aumône de généreux donateurs, à puiser dans le vivier des "200 ou 300 patrons ouvertement catholiques que compte la ville". Historiquement ce sont eux qui ont accompagné les initiatives de catholiques sociaux qui ont investi dans les hôpitaux, les banlieues ou les maisons de retraite.

Le dossier évoque le mouvement des Entrepreneurs et dirigeants chrétiens (EDC, 140 membres) et les séminaires organisés à Valpré, maison de la congrégation des assomptionnistes qui a reçu le procureur Eric de Montgolfier et le ministre de l'Intérieur Manuel Valls. "Il n'y a pas de franc-maçonnerie catholique", regrette toutefois un dirigeant d'entreprise. Le monde de l'entreprise est pourtant bien une cible de l'église lyonnaise : on y apprend que le nouveau curé de la paroisse Ste-Blandine, David Gréa, va à la rencontre des nouveaux entrepreneurs de la Confluence, leur proposant notamment la messe du mardi midi, qui leur est dédiée.

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