Le violeur en série de l'été 2005 condamné à douze ans de prison

Il a violé au moins deux femmes à Lyon durant l'été 2005, et tenté d'en violer une troisième, âgée de 73 ans. Souleymane S., Guinéen de 25 ans, était jugé du 11 au 13 janvier aux assises du Rhône.

Du haut de son mètre quatre vingt, le jeune africain de vingt cinq ans est accusé d'avoir violé au moins deux femmes à Lyon et tenté d'en agresser une troisième. C'était à l'été 2005. Le premier des viols est le plus scabreux. Il a lieu le 5 août à Vénissieux. La victime, une femme âgée de 36 ans, prend le bus à 5h30 du matin. Souleymane la suit, s'assoit à ses côtés et remonte frénétiquement sa capuche sur son visage tout le long trajet. La victime descend à son arrêt habituel, suivie du jeune violeur qui l'attrape quelques secondes plus tard, la déséquilibre et la traîne au sol, sans parler, jusqu'à un bosquet derrière lequel il la viole. Il lui demande de lui dire qu'elle l'aime. A la fin, la victime parvient à s'échapper et rejoint son lieu de travail où sa responsable avertit les services de police. Sur place, les forces de l'ordre retrouvent un préservatif qui correspond à l'ADN de Souleymane. Le jeune homme a reconnu les faits.

Un crime dans les toilettes du Woodland's

Le deuxième viol présumé se déroule vingt jours plus tard. Souleymane est à la discothèque le Woodland's, il embrasse une jeune femme totalement ivre, une hôtesse de bar et la suit aux toilettes, contre son grès, selon elle, avec son accord, selon lui. Dix minutes plus tard, une amie retrouve la jeune femme allongée par terre, en pleurs dans les toilettes, le pantalon abaissé jusqu'aux chevilles. Mais il n'existe à ce jour aucune preuve ni matérielle, ni médicale de ce second viol. La victime présumée n'ayant portée plainte que quinze jours après. L'accusé persiste à dire qu'elle était consentante.

Il tente de violer une femme de 73 ans

Plus terrible encore, la dernière tentative de viol mis à l'actif du jeune africain se déroule sept jours seulement après. Le 4 septembre 2005, Souleymane sort de boite de nuit lorsqu'il aperçoit une femme de dos qui remonte les quais de Saône. Il se jette sur elle, l'allonge à terre et lui enlève sa culotte. Un passant et des pêcheurs sur la Saône crient au loin pour empêcher le crime, jusqu'au moment où le violeur, fortement alcoolisé, lève enfin les yeux sur sa victime : elle a soixante-treize ans ! Souleymane réagit, prend la fuite, il est arrêté quelques heures plus tard par la police et la dame âgée le reconnaît, traumatisée.

Sa vie détruite, il en détruit d'autres

Enfin, un dernier viol est reproché à Souleymane pour lequel il n'y a aucune preuve. Les faits se sont déroulés le 10 mars 2005 à Paris. La cour d'assise de Lyon juge aussi ce crime là cette semaine. Le parcours de vie du jeune violeur lui, est édifiant. Souleymane a vécu en Guinée lorsqu'il était enfant. Ses parents ont divorcé très tôt. Il n'a jamais été à l'école et a commencé à travailler à l'usine dès l'âge de 11 ans. A 14 ans, à l'appel de son père, il débarque en France. Sa mère restée au pays refait sa vie, elle rompt tout lien avec lui. De 1999 à 2002, il s'investit avec entrain au collège Paul Eluard de Vénissieux. Les professeurs le décrive comme “méritant“. Puis il intègre une classe de 3ème d'insertion, avant de s'inscrire en CAP de plomberie à Bron. Mais il n'obtiendra jamais le diplôme, son père le jette dehors en 2004 avant la fin de l'année scolaire. La vie de Souleymane bascule alors, sans famille, ni logement, il commence à boire et à fumer de la drogue, avant d'être arrêté et emprisonné le 6 septembre 2005 pour les viols répétés cités plus haut.

Depuis son arrestation, Souleymane a tenté de se réinsérer. Dans l'attente de son procès, il s'est installé à Carcassonne et a justifié de plusieurs contrats d'intérim dans le secteur de la maçonnerie. Son patron a déclaré être content de lui. Mais le mal est fait. Ses quatre victimes attendaient avec impatience sa condamnation pour se reconstruire. Souleymane a demandé pardon à ses victimes devant la cour, les jurés l'ont condamné à douze ans de prison.

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