Beaujolais Pierre Dorées
©Tim Douet

Le Beaujolais obtient le label Geopark Unesco

Après cinq ans d’attente, le territoire du Beaujolais accède enfin à la reconnaissance tant espérée. Les terres et les sols de la région ont été labellisés Geopark Unesco. Une victoire pour le syndicat mixte du Beaujolais qui va poursuivre ses projets avec la distinction internationale.

En novembre 2016, le pays du Beaujolais déposait un dossier pour vanter les mérites des sols très divers de la région. En tout, il aura fallu cinq ans pour construire la candidature, validé par l'Unesco le mardi 17 avril. "C’est un projet long, mais comparé à d’autres candidatures, plutôt court", explique Charlotte Besombes, responsable du projet. Si certains geopark disposent d’un paysage très varié, la richesse du Beaujolais se situe surtout dans ses sous-sols. "Nous n’avons pas un objet géologique très visible qui permettait d’avoir un symbole. Mais toute la candidature portait sur le lien entre ce qu’il se passe sur le terrain, et dans les sous-sols. Et visiblement, ça a fonctionné !", lance la responsable du projet, enthousiaste, avant de poursuivre : "Sur une portion de territoire relativement restreinte, il y a un témoignage d’histoire très riche et très fort, dû à la localisation." Au croisement du massif alpin et du massif Central, le Beaujolais et ses vignes ont su convaincre l’Unesco de s’y intéresser. Difficile pour l’heure d’avoir une idée précise des retombées de cette nouvelle distinction. "Nous allons sans doute pouvoir toucher un public différent, puisque les touristes étrangers connaissent cette notion de Geopark Unesco. Par rapport à l’image que l’on a, c’est aussi un vrai bénéfice." Le tourisme, mais aussi une crédibilité scientifique, porté par le syndicat mixte du Beaujolais et tous les acteurs locaux sur le territoire. Ensemble, ils ont contribué à "obtenir cette distinction".

Un travail collectif

"Le projet concerne 128 communes, ce qui est vaste. Nous n’aurions pas mis 5 ans à être labellisé si nous ne nous étions pas appuyés sur des dynamiques déjà existantes", précise Charlotte Besombes. Le syndicat mixte du Beaujolais a agi comme un fédérateur des acteurs locaux. "Il y a eu un vrai investissement des sociétés civiles, des acteurs locaux ou des communes. Nous n’avons pas eu de détracteurs qui se sont opposés au projet, et nous sentions que c’était une proposition qui fédérait énormément." Le label Geopark Unesco en poche, le pays du Beaujolais entend bien continuer à informer le public sur la richesse du territoire. "Nous avons mené beaucoup d’opérations pédagogiques auprès des jeunes, qui, sur le terrain, portait un véritable intérêt aux sols et aux activités économiques en rapport. Maintenant nous formons des guides internes au geopark pour qu’ils puissent informer les publics. L’idée c’est que l’histoire du Beaujolais soient raconter par des acteurs du Beaujolais." Le Pays du Beaujolais, aidé par la distinction internationale de l’Unesco va pouvoir poursuivre ses projets, et continuer d’éveiller le public à la richesse de la biodiversité du territoire.

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