La mortalité routière continue sa hausse en août

Après un mauvais mois de juillet, la mortalité routière est une nouvelle fois en hausse au mois d’août 2015 par rapport à l’année précédente. Des résultats qui inquiètent les associations de prévention routière.

2014 était la première année où le nombre de morts avait augmenté depuis douze ans. En 2015, cette tendance à la hausse se confirme. Le mois dernier, 335 personnes ont trouvé la mort sur les routes de l'Hexagone, contre 306 en 2014, a annoncé ce mercredi l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière.

Le nombre de blessés hospitalisés est passé à 2 332 personnes (contre 2 257 en 2014). Un mois d'août moins meurtrier que celui de juillet, où 360 personnes avaient perdu la vie. Depuis le début de l'année 2015, 2 253 personnes sont décédées alors que, sur les huit premiers mois de l'année 2014, le chiffre était de 2 154 personnes.

“Actuellement, le problème de la sécurité routière en France s’appelle Bernard Cazeneuve”

Face à ces mauvais chiffres, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a réagi ce matin sur France 2 : "Beaucoup plus de Français ont pris la route et une minorité de Français se sont comportés en dehors de toute norme, occasionnant des accidents particulièrement mortels."

En juillet, déjà, le ministre avait appelé à la responsabilité des conducteurs : "Toutes les mesures que nous prendrons seront vaines s’il n’y a pas (...) une prise de conscience collective, s’il n’y a pas une volonté de changer les comportements. (…) à chaque fois qu’un automobiliste prend le volant, il doit avoir à l’esprit la responsabilité civique qui lui incombe", a déclaré Bernard Cazeneuve.

Des justifications que n'accepte pas Chantal Perichon, présidente de la Ligue contre la violence routière. Interrogée par le journal La Dépêche, cette dernière a déclaré : "La hausse de la mortalité était prévisible puisqu'on compare toujours les chiffres par rapport à l'année précédente. L'année dernière, la météo avait été absolument exécrable en août, il y avait eu une baisse de l'accidentalité, et Bernard Cazeneuve, normalement en charge de la sécurité routière, s'en était attribué les mérites. Il avait simplement omis de nous dire que, lorsque la météo est mauvaise, les deux-roues ne sortent pas : il y a donc moins d'accidents."

Visiblement remontée, elle a personnellement mis en cause le ministre de l'Interieur dans les colonnes du journal : "Actuellement, le problème de la sécurité routière en France s'appelle Bernard Cazeneuve. C'est pourquoi nous lançons un appel au Premier ministre."

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