La LGV Lyon-Turin, le projet qui déraille ?

Dans un communiqué daté du 23 octobre, les eurodéputées écologistes Michèle Rivasi et Karima Delli ont mis en évidence les défaillances du projet de ligne à grande vitesse Lyon-Turin.

"Le Gouvernement se trompe en orientant les financements vers le Lyon-Turin pour satisfaire les egos régionaux." Michèle Rivasi et Karima Delli montrent les crocs par rapport au projet de ligne Lyon-Turin dans un communiqué envoyé jeudi 23 au soir. Leur principal allié : la Cour des comptes et son rapport publié hier, qui argue "une trop faible rentabilité socioéconomique".

Lyon-Turin bloquerait des financements jusqu’en 2030

Dans le viseur des écologistes : le paiement. En effet, les fonds des financements européens disponibles ne seraient pas suffisants pour payer les 40 % annoncés par le gouvernement français. Alors que Manuel Valls défend cette ligne à grande vitesse (LGV), "indispensable d’un point de vue économique", les écologistes la taxent d’"inutile et coûteuse". De plus, la prise en compte de ce projet bloquerait toute subvention de l’Agence de financement des infrastructures de transport en France (AFITF) jusqu’en 2028 ou 2030.

De leur côté, les eurodéputées écologistes prêchent des solutions alternatives, dont le réaménagement des voies ferroviaires existantes. Les écologistes présentent également leur nouveau projet : le train à haut niveau de service (THNS) pour sortir de ce qu’ils appellent le "tout TGV".

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