L'épidémie de grippe à Lyon après les vacances de Noël

Ouf, l'épidémie de grippe saisonnière ne devrait pas s'inviter au pied du sapin, grâce à une météo plutôt clémente. Elle frappera en revanche à la rentrée. Chaque année, la grippe tue directement et indirectement entre 4.000 et 7.00 personnes en France.

L'hiver arrive et avec lui son lot de maladies de saison. Seulement voilà, si la gastro-entérite montre déjà une activité significative, la grippe, elle, ne semble pas encore avoir pris. Si on recense quelques cas sporadiques, il n'y a pas de réelle dynamique épidémique.

La maladie pourrait-elle alors s'inviter dans les foyers lyonnais à Noël ? "A priori, l'épidémie ne devrait pas débuter pendant les fêtes de fin d'année, mais juste après", estime Bruno Lina, professeur en virologie au CHU de Lyon et responsable du centre national de référence de la grippe, interrogé sur Sud Radio. Selon lui, deux facteurs expliqueraient ce départ d'épidémie tardif. Parmi eux, la météo avec des températures douces pour la saison et un fond d'air plutôt humide, peu propice à la dissémination des virus. Autre hypothèse, avec les températures plus clémentes, les personnes continuent de sortir et limitent donc le confinement, profitable pour la transmission des agents pathogènes de l'homme à l'homme.

4000 à 7000 décès indirects par an

Mais faut-il redouter la grippe ? "Chaque hiver. La plupart des infections se passent bien. Les personnes sont malades mais la maladie ne dure pas et parfois les symptômes ne sont pas trop importants", avance le professeur Lina. Mais tout ne se passe pas forcément bien pour tout le monde. Chaque année, en France, on dénombre entre 600 et 800 cas de patients hospitalisés en réanimation pour une grippe grave et des décès chez certaines personnes jugées à risque.

"Il y a deux types de mortalité liées à la grippe", explique le professeur Lina . Dans le cas de la mortalité directe, le patient décède de la grippe (100 à 200 cas par an). Mais on décrit également une surmortalité induite qui touche les personnes fragilisées par une maladie chronique. La grippe ne va pas les tuer directement mais l'infection va faire "décompenser" la maladie qui affecte déjà le patient (4 000 à 7 000 décès chaque hiver).

Est-il encore temps de se faire vacciner si on le souhaite ? Oui, d'après Bruno Lina qui rappelle que l'immunité s'installe au bout de 15 jours à 3 semaines. Or l'épidémie ne devrait pas débuter avant. Principale public qui doit se faire vacciner selon le médecin, les personnes âgées de plus de 65 ans : "Elles se sentent en bonne santé mais elles ont plus de chance de développer des formes graves de grippe".

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