Kiss in : L'embarras de la préfecture

Au lendemain du "Kiss in", les associations “LGBT” dénoncent la gestion de l’événement par la autorités publiques. Dans un communiqué envoyé mercredi en fin d’après-midi, la préfecture se défend.

Suite au "Kiss in" organisé hier soir sur la place Saint Jean (lire notre article), la Lesbian and Gay Pride, et d'autres associations “LGBT” ou sympathisants de la cause s’interrogent . Déjà mardi soir, la Ligue des Droits de l’Homme se demandait “Pourquoi la Préfecture n’a pas fait respecter la loi, en acceptant des manifestants fascistes présents illégalement et multipliant les propos et gestes à connotation raciste et homophobe punis par la loi ? Pourquoi la Préfecture a utilisé sans sommation des moyens violents et disproportionnés contre des militants des droits des LGBT totalement pacifistes ?” Les membres de l'association David et Jonathan expriment également leur colère envers la préfecture qui a “interdit aux participants l’accès à la place, alors que la manifestation était autorisée”. David Souvestre, de la Lesbian and Gay Pride se demande si cela veut dire que “désormais on peut se rassembler où l'on veut quand on veut ?”. Il dénonce surtout le fait que les policiers bloquaient l’entrée de la place Saint-Jean où devait avoir lieu le "Kiss in", obligeant les participants à contourner le dispositif policier.

La préfecture du Rhône réagit

Dans un communiqué, la préfecture apporte ses “précisions” . Elles ont essentiellement trait à la manière dont les participants ont été dispersés. Rien de précis, par contre, sur les autres questions soulevées par les associations. Le communiqué conclut que "tout à été mis en oeuvre pour conjuguer liberté d'expression et sécurité". Concernant la dispersion des participants, la préfecture déclare qu'elle s'est faite “dans le calme”. “Aucun usage de la force, notamment de gaz lacrymogènes, n'a été fait contre les participants du "Kiss in"", précise le communiqué. Pourtant, plusieurs manifestants disent avoir reçu des gaz lacrymogènes alors qu'ils s'en allaient. David Souvestre (Lesbian and Gay Pride), parle de la “mauvaise foi” de la Préfecture et estime que les associations sont une fois de plus “sur le banc des accusés”. En revanche, les organisateurs, dont Stéphane Gomez de la Ligue des Droits de l'Homme, qui étaient aux premières loges, sont d'accord pour dire qu'il n'y a pas eu de violences physiques de la part des forces de police. La préfecture précise que deux interpellations ont eu lieu lors de la dispersion des contre-manifestants.

7 commentaires
  1. lamentable - 20 mai 2010

    Moi à la place du prefet je n'aurais pas envoyé la police et j'aurais laissé les deux groupes se fighter puisque apparement c'est ce que les 2 camps recherchaient!! Au moins ça aurait fait rire les passants et les touristes.

  2. Muslim - 20 mai 2010

    ce genre de pratique devant les églises c'est de la pur provocation.... il faut interdire pour préserver l'ordre public... c'est simple chacun fait se qu'il veut chez lui mais l'espace public c'est autre chose... on est capable de faire une loi pour interdire la burqa alors que ce genre de fléau dégoutant à pignon sur rue... il un plus de courage à nos hommes politiques...!

  3. bruno - 20 mai 2010

    Merci muslim de nous montrer que les intolérants de toutes les religions sont à mettre dans le même panier... L'espace publique justement, n'as pas à souffrir d'une vision rétrograde, moralisatrice et réactionnaire de la sexualité ou des rapports humains. Si un simple baiser te choque et est pour toi de la provocation tu manques cruellement d'ouverture et de tolérance...

  4. lyonnais - 20 mai 2010

    @Muslin: Cela n'a rien à voir avec le sujet mais vous, êtes-vous pour la lois sur l'interdiction de la burqua ? Sinon êtes vous pour qu'il y est des rassemblements de ce type devant ou à côté (proche) des édifices religeux autre que des édifices Chrétiens ? Êtes vous pour la tolérance ? On est en droit de ce poser cette question.P.S : Savez-vous que même dans une religion que vous connaissez certainement bien il existe des gens qui doivent bien s'aimer entre eux HH/FF.Bonne journée

  5. Gégé - 20 mai 2010

    Je suis catholique et fier de l'être et je suis d'accord avec Muslim, le Pape et le Dalaï Lama sur cette question. J'ai aussi des potes homos chrétiens et je le vis bien, tout comme eux, qui ne sont pas rejetés par l'Eglise, contrairement à ce que certains excités (Responsables PCF et LGBT lyonnais) peuvent dire.

  6. Dada - 20 mai 2010

    Dans cette affaire de kiis-in j'ai l'impression qu'il y a des intolerants et des extremistes des deux cotés...

  7. kisserlyon - 2 juin 2010

    Le kiss-in devrait avoir lieu chaque jour, oser se tenir la main et s'embrasser parfois en public, dans la rue, en terrasse d'un café, que le lieu soit gay ou non...Bref banaliser l'homosexualité pour la rendre tout simplement ordinaire et évidente à tout un chacun.Cela ne manquera pas de montrer à certains que l'amour existe aussi chez les homos, et qu'il est tout aussi fort que chez les hétéros.A l'inverse, ceux qui ont l'outrecuidance de se dire nos représentants (au nom de quoi ??? messieurs, votre légitimité est tout simplement inexistante, ne l'oubliez pas !) ne peuvent et ne doivent en aucun cas instrumentaliser la juste lutte pour la tolérance et l'acceptation pour leurs petites ambitions personnelles.Ce kiss-in (je parle bien de celui qui a eu lieu place Saint-Jean) me semble avoir été construit en toute conscience comme un acte de provocation à l'égard des catholiques d'une part, pour faire du buzz autour de son principal instigateur d'autre part (qui, malgré son jeune âge, ne cache pas ses ambitions politiques).J'ai bien peur qu'au final les résultats en soient médiocres pour ne pas dire négatifs et ne fassent en rien avancer les choses...Que nos pseudo-représentants osent d'abord eux aussi s'afficher publiquement au quotidien avec leur conjoint/ami/compagnon/plan cul, le ou la tenir par la main et l'embrasser en public, cela sera déjà un premier pas intéressant et bien plus constructif.

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