Richard Brumm © Tim
© Tim Douet

“Je ne suis pas un fraudeur fiscal”

Richard Brumm © Tim Douet

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Richard Brumm, adjoint au maire de Lyon.

Richard Brumm a souhaité réagir à notre enquête “Comptes suisses : comment l’UBS a démarché l’adjoint aux finances de Collomb” dans une lettre que, fidèles à nos habitudes, nous publions intégralement sans faire de commentaire. Vous pouvez retrouver notre enquête dans le mensuel de juillet-août, actuellement en kiosques, ou l’acquérir en version numérique.

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Courrier R.Brumm p.1 ()

“Selon BEAUMARCHAIS, “sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur”, toutefois, la Déclaration des droits de l’homme nous enseigne que “la liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui”.
En l’occurrence, c’est l’histoire d’un jeune journaliste qui rêvait de gloire et de scoop, de connaître le destin et la reconnaissance d’un de ses prédécesseurs, consécutifs à la “chasse” menée avec succès contre un grand ministre de la République.
Pour égaler ce prestigieux confrère il entreprit la chasse d’un minuscule “ministre”, un simple adjoint municipal : Richard BRUMM.
Ce faisant, il a volontairement et maladroitement voulu faire connaître sa “vérité” par des allégations fantaisistes, mais de nature à jeter le doute sur l’honneur de ce dernier et donc à nuire à (la réputation d’) autrui.
Le titre surtout, en couverture du dernier numéro de LYON CAPITALE, est la parfaite illustration de cette volonté de nuire : COMPTES SUISSES : COMMENT L’UBS A DÉMARCHÉ L’ADJOINT AUX FINANCES DE COLLOMB (à côté de ma photo).
Cette présentation, digne du racolage de la presse à scandale, laisse non seulement supposer que j’ai été démarché mais encore que je suis titulaire d’un compte en Suisse. Or, je n’ai jamais été démarché et ne possède aucun compte en Suisse, chez UBS ou ailleurs.
La lecture de l’article en pages 32 et 33 du même magazine est affligeante : on y découvre que le prétendu démarchage, par des chargés d’affaires suisses, serait établi par le seul fait que j’aurais été invité par UBS (FRANCE) à l’opéra de Lyon en 2007 ! ! ! !
Vérification faite avec mon agenda de l’époque, il apparaît que je n’ai pu assister au spectacle et que c’est mon épouse qui y a assisté en compagnie de ma fille.
Inutile de préciser qu’aucun “recruteur suisse” ne les a sollicitées !
Cette manifestation, comme l’invitation à participer à des compétitions de golf, n’était que le fait d’opérations de relations publiques d’un banquier avec ses clients, comme le font toutes les banques et la plupart des entreprises.
À l’évidence le journaliste a péché dans son travail d’investigation ; dans le cas contraire il aurait appris que mon épouse et moi-même sommes clients de UBS FRANCE depuis 2005, soit bien avant le fameux spectacle “sulfureux” à l’opéra ! ! !
Depuis l’ouverture de ce compte – à notre seule initiative inspirée par la réputation de cet établissement en matière de gestion de patrimoine – nous avons toujours été suivis par la même gestionnaire qui ne nous a jamais fait la moindre proposition “malhonnête”.
À toutes fins utiles, il y a lieu de préciser que la banque UBS FRANCE compte plus de 6 000 clients en FRANCE répartis sur 5 agences dont une à Paris et 4 en régions.
Le corps de l’article lui-même oscille entre l’inintéressant et le banal, se gardant prudemment d’affirmer ou même de supposer que je serais titulaire de comptes en Suisse : de l’art de mettre en scène la non-information !
Pourtant, dès la couverture, qui orne les vitrines de tous les kiosques de Lyon, le mal est fait : la formulation des titres – l’accroche – n’avait, bien sûr, d’autre but que de me nuire.
Dans le même (mauvais) esprit et pour maintenir les ventes de Lyon Capitale, on pourrait suggérer quelques titres à ce successeur de Woodward et Bernstein :
DROGUE : comment un dealer a convaincu Richard BRUMM
PRISON : comment on a croisé l’adjoint de Gérard COLLOMB,
pour parler en définitive de mon activité professionnelle d’avocat !
Pour en terminer avec le fond de cette histoire, et rétablir une vérité blessée par ces procédés malhonnêtes, j’affirme solennellement, comme je l’avais fait vigoureusement avec le même journaliste, lors de notre entretien téléphonique au mois de mai, que JE N’AI PAS ET N’AI JAMAIS EU DE COMPTE EN SUISSE ET JE N’AI JAMAIS ÉTÉ DÉMARCHÉ AUX FINS D’OUVERTURE DE COMPTE EN SUISSE.
ENFIN N’EN DÉPLAISE À CE JEUNE JOURNALISTE, JE NE SUIS PAS UN FRAUDEUR FISCAL.”

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Pour télécharger le courrier de Me Brumm, cliquer ci-dessous :

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