Jakubowicz brigue la présidence de la LICRA

Mais les différents candidats ont déjà commencé leurs activités électorales, notamment sur le web. Deux figures se font face sur la toile : Alain Jakubowicz, médiatique avocat de la LICRA, et Philippe Benassaya, vice-président de la ligue et directeur de communication. C'est ce dernier qui a lancé les débats en annonçant sa candidature en mai dernier. Alain Jakubowicz a donc dû également emboîter le pas de son adversaire. En juillet, il lance un site internet de campagne digne de ce nom : interface agréable, façon agence de communication où on trouve en streaming une profession de foi filmée.
Localement, Jakubowicz est une figure des plaidoiries médiatiques : dernièrement il a attaqué Siné et Dieudonné, mais c'est surtout contre Barbie, Touvier, et Papon qu'il gagne sa notoriété. Son engagement bénévole en faveur de la LICRA, depuis plus de trente ans, en fait un candidat évident.
Face à l'avocat donc : Phlippe Benassaya... mais aussi Gérard Unger. Deux parisiens qui mettent en avant une certaine inadéquation de l'enracinement lyonnais de Jakubowicz avec des fonctions nationales. Argument qui a convaincu localement le président d'honneur de la LICRA Rhône-Alpes et vice-président national, accessoirement " ami " de l'avocat, Etienne Troller : 'C'est tout à fait normal qu'Alain se présente à la présidence. Je soutiens Benassaya mais il n'y a aucune hostilité envers Alain puisque je suis son ami depuis longtemps. Je soutiens Banassaya parce qu'il est parisien et disponible.'
Pour " Jaku ", le problème n'existe pas : 'C'est toujours un handicap de plus, pour quelqu'un qui n'est pas parisien, de briguer une présidence nationale. Pour moi, c'est pas du tout un problème, d'abord parce que j'ai un cabinet à Paris, qui est à 300m du siège de la LICRA. D'autre part, j'ai une équipe dans mon cabinet. Et je me suis allégé d'une fonction que j'avais à Lyon, celle de la présidence déléguée du CLRD, et qui me prenait pas mal de temps. Ce n'est donc pas un problème... ce sont les parisiens qui veulent bien présenter cela comme un problème.'
L'avocat lyonnais s'engage donc dans une campagne où il aura fort à faire avec le centralisme parisien...

Hassen Haddouche

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