Interpol condamne le "meurtre barbare" de Foley

Interpol a condamné aujourd'hui le meurtre "barbare" du journaliste américain James Foley. Il appelle à une "réponse multilatérale contre la menace de terreur de combattants radicalisés".

Les réactions après le tragique assassinat du journaliste américain James Foley se succèdent. Après François Hollande ou Barack Obama, c'est au tour de Ronald Noble, le secrétaire général d'Interpol, de condamner "le massacre public d'un homme innocent". Enlevé en Syrie fin 2012 par les djihadistes de l'Etat islamique, le journaliste américain a été exécuté par ses ravisseurs. Une vidéo filmant l'acte a été diffusée mardi 19 août par le groupe sunnite radical, avant d'être retirée d'internet, "épouvantant des citoyens du monde entier".

Le secrétaire général de l'organisation policière internationale basée à Lyon a rappelé dans un communiqué la nécessité d'une "réponse multilatérale contre la menace de terreur de combattants radicalisés" au Moyen-Orient. "Le meurtre barbare de James Foley par les djihadistes de l'Etat islamique met en évidence l'étendue de leur dépravation à mesure qu'ils mènent leur campagne de terreur à travers la Syrie et l'Irak". Le dirigeant d'Interpol a aussi appelé à la vigilance "contre la menace de terreur de combattants radicalisés transnationaux qui se déplacent dans des zones de conflit au Moyen-Orient", après que le Royaume-Uni a reconnu qu'un de leurs ressortissants pouvait être impliqué dans ce meurtre.

Le groupe sunnite ultra-radical s'est emparé ces derniers mois d'un territoire important en Syrie et en Irak. L'EI a justifié son acte par vengeance contre l'intervention américaine en Irak et menace d'exécuter un autre journaliste américain si les Etats-Unis ne cessent pas leurs actions en Irak.

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