Immeubles effondrés à Marseille : David Metaxas sur l'affaire

L'avocat Lyonnais David Metaxas défendra le frère d'une femme décédée dans l'effondrement d'un des trois immeubles de la rue d'Aubagne, le 5 novembre à Marseille

Trois immeubles vétustes qui s'écroulent sur leurs habitants. Le quartier de Noailles, dans le 1er arrondissement de Marseille a vécu un drame qui a coûté la vie à huit personnes, ce lundi 5 novembre. Parmi elles la soeur d'un homme originaire du département de l'Isère, qui sera défendu par le médiatique avocat lyonnais David Metaxas. "Mon client se trouve dans une situation absolument tragique puisqu'il a perdu sa soeur dans l'effondrement d'un des trois immeubles de la rue d'Aubagne et que sa mère a fait un AVC à l'annonce de cette nouvelle. Elle est morte trois jours après. Elle est la 9e victime de cette affaire", explique David Metaxas à Lyon Capitale.

Jean-Claude Gaudin au coeur des critiques

Une enquête a été ouverte et confiée à la brigade criminelle de la PJ de Marseille pour faire toute la lumière sur les responsabilité à l'origine de ce drame. Et pour cause, un arrêté de péril imminent avait été pris au mois d'octobre sur l'un des immeuble. Un autre était en arrêté de péril depuis une dizaine d'année. "Il est certain qu'il faudra qu'on nous explique comment les habitants ont pu réintégrer leur logement alors que quinze jours avant le drame un arrêté de péril imminent a été pris avec interventions d'experts", glisse David Metaxas.

Des perquisitions ont été menés chez ses experts. La mairie a évoqué des "responsabilités collectives", alors que Jean-Claude Gaudin, édile de la ville depuis 23 ans, cristallise la colère des Marseillais. David Metaxas parle d'un "scandale national" et demande que "toutes les responsabilités, du propriétaire, du bailleur et du service d'urbanisme, donc de la mairie, soit mises sur la table". "Il y a manifestement eu violation délibérée du principe de prudence puisque ces immeubles était a priori vétuste", poursuit l'avocat lyonnais, nous confiant qu'une information judiciaire devrait prochainement être ouverte.

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La disparition d'un dossier et la prescription de 10 ans pour les crimes risquent de stopper définitivement la procédure judiciaire liée au meurtre de Mohammed Abdelhadi, 27 ans. La sœur de la victime a déclaré qu'une plainte serait déposée contre les ministères de la Justice et de l'Intérieur.

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