Hôpitaux étranglés ?

Ils prévoient des comptes lourdement déficitaires pour 2007 et plus encore pour 2008, si les projets gouvernementaux de financement se maintiennent.

Pour 2006, Jean Debeaupuis, délégué régional, a dénoncé un déficit nationale de 500 millions d'euros. Pour 2007 la prévision s'établit à 825. Les raisons tiennent à l'augmentation automatique des charges de personnel, environ 4 % par an alors que les tarifs n'augmentent que de 0,5 %. A cela s'ajoutent les transferts financiers depuis le budget des hôpitaux vers les cliniques privées (200 millions) et vers la médecine de ville (191 millions).

Le paradoxe est que l'hôpital est plutôt le bon élève de la classe. Les efforts de gestion de ces dernières ont permis de faire baisser sa part dans les dépenses de santé de près de 10 points en vingt ans. Autre paradoxe : en Rhône-Alpes, le réseau hospitalier était parvenu à maintenir son équilibre en 2006. Equilibre rompu aujourd'hui et décrochage programmé pour les années à venir. Les fédérations hospitalières demandent à rencontrer le ministre Xavier Bertrand pour discuter du plan Hopital 2012 et du rapport Larcher qui prévoit une nouvelle réforme des hôpitaux.

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