Greenpeace dans le Vieux-Lyon pour dénoncer un scandale nucléaire

Des militants de l'ONG étaient présents place Saint-Jean ce samedi pour sensibiliser quant aux risques liés au nucléaire. L'occasion de rappeler que de nombreux réacteurs français sont actuellement arrêtés par précaution au vu des défauts de fabrication qu'il pourraient présenter.

Greenpeace dans le Vieux-Lyon

©Antoine Sillières
Greenpeace dans le Vieux-Lyon

Interpeller les passants pour les sensibiliser. Les nombreux badauds qui se promenaient dans le Vieux-Lyon ce samedi ont certainement remarqué les militants de Greenpeace présents sur la place Saint-Jean pour dénoncer "le scandale des anomalies sur de nombreux réacteurs nucléaires français". Des "anomalies" sur les générateurs de vapeurs des réacteurs. Lesquels sont susceptibles de présenter un défaut similaire à celui observé sur la cuve de l'EPR de la centrale de Flamanville, dans la Manche.

Si bien que par mesure de précaution, de nombreuses centrales ont fermé leurs réacteurs, comme sur le site du Tricastin, dans le sud de la Drôme. "Aujourd'hui ce sont 18 réacteurs qui sont fermés sur toute la France", ironise un militant. Située à une quarantaine de kilomètres de Lyon, la centrale du Bugey est directement concernée par ce scandale. L'Autorité de sûreté nucléaire, le gendarme du secteur, a demandé que des investigations y soient effectuées.

"La roue de l'infortune nucléaire"

Pour éduquer à ce danger en dépit de l'aspect rébarbatif du sujet, Greenpeace a misé sur des animations visuelles et ludiques. La demi-douzaine de militants présents place Saint-Jean invite notamment les passant à tourner "la roue de l'infortune nucléaire". Une carte géante avec la centrale du Bugey comme centre est également disposé à terre devant le stand. Elle montre le rayon d'impact en cas d'accident nucléaire et permet par exemple de saisir d'instinct pourquoi la ville et le canton de Genève ont récemment déposé une plainte visant la centrale du Bugey pour mise en danger de la vie d'autrui. "La carte marche très bien, les gens voient bien le risque", se félicite un militant.

©Antoine Sillières
"La roue de l'infortune nucléaire" de Greenpeace

Dans une région extraordinairement dense en installations nucléaires, avec quatre centrales nucléaires en 200 kilomètres (Bugey, Saint-Alban, Cruas, Tricastin), la vétusté des installations inquiète. Et à ce sujet, les militants ont l'anectode facile. "Quand François Hollande avait dit qu'il voulait diminuer la part du nucléaire, Greenpeace avait répondu que pour cela il faudrait fermer au moins cinq centrales, raconte l'un d'entre eux, nous avons donc proposé une liste des plus vieilles dans laquelle figurait notamment celle du Bugey et celle du Tricastin aux côtés de celle de Fessenheim".

Lire aussi : Incident de niveau 1 à la centrale du Bugey

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1 commentaire
  1. Robes Pierre - 26 novembre 2016

    on ferme trois centrale, on les remplace par quoi ? SVP une solution technologique fiable, 24/24 , 365 jours/an, vent ou pas,soleil ou pas, épargnez nous les émotions .

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