Lyon
© tim douet

Grand Lyon : "pas de risque de voir les prix s'envoler en 2011"

A l'occasion du Salon de l'immobilier qui se tient de vendredi 25 mars à dimanche 27 mars à la Cité internationale à Lyon, le groupe Laforêt a dressé jeudi 24 mars les grandes tendances du marché immobilier du Grand-Lyon pour 2011. Un marché "hétérogène" où la demande est "en plein essor".

De 2.300 à 5.000 euros le mètre carré, de 48h à plusieurs trimestres pour une transaction, d'une demande de PTZ (prêt à taux zéro) à un budget de 800.000 euros, le marché du Grand Lyon est "très hétérogène'' a estimé jeudi 24 mars, Christian Luminet, président des franchisés Laforêt du Grand-Lyon. Quand aux prix, ils dépendent selon lui du secteur, de la nature du bien et de l'existence de suppléments environnementaux (panneaux photovoltaïques).

Même au sein des quartiers, il existe des différences. Le 8e arrondissement lyonnais par exemple est très disparate. C'est un quartier composé de ''micros-secteurs'', explique Maxime Caminale, représentant de l'agence locale. A Monplaisir, le mètre carré avoisine les 4.000 euros tandis que près de la maison de la danse, on se rapproche des 2.500 euros le mètre carré.

Autre exemple de disparité, les délais de vente. Dans les Monts du lyonnais et à Ecully par exemple, les transactions sont très rapides. Le plus souvent les acheteurs ne discutent pas les prix. En revanche, dans la seconde couronne, à l'Est de Lyon (Ambérieu-en-Bugey, Bourgoin-Jallieu, la Tour-du-Pin, Pont-de-Cheruy), les négociations de prix sont difficiles. Pourquoi ? ''Les acquéreurs ne veulent plus supporter une hausse des prix car ils fournissent déjà des efforts en termes de distances et de temps'', explique Thierry Fosse, représentant de l'agence de Saint-Priest. A cela, s'ajoute les problématiques de la ''hausse du prix du carburant, du péage et de la fiabilité des transports ferroviaires''.

Un ''dynamisme nouveau''.

La tendance cependant est au retour des acquéreurs sur le marché. En 2010, la demande avait augmenté de 38 % par rapport à 2009. Situation qui se connaît, de manière exceptionnelle, à Bourgoin-Jallieu, avec une hausse de 192 % entre 2009 et 2010.

Christian Luminet souligne néanmoins que s'il y a ''plus d'acquéreurs, ce sont des acquéreurs plus prudents''. En effet, ils s'assurent de vendre avant d'acheter. On est passé ''d'un cycle achat-vente à un cycle vente-achat'' précise Elix Rizkallah, président de Laforêt Franchise.

Plusieurs facteurs ont induit un ''dynamisme nouveau de la demande'' explique Christian Luminet. La demande est activée par ''de faibles taux d'intérêt et par le Prêt à taux zéro (PTZ)''. Un avantage très incitatif selon les spécialistes surtout pour les primo-accédants.

Par ailleurs, les aménagements urbains à Villeurbanne, dans le quartier des Gratte-Ciel et à l'arrivée du métro à Oullins dynamisent ces zones et amènent de nouveaux acheteurs. Du même coup, des hausses de prix sont à prévoir dans ces secteurs. Toutefois, ''il n'y a pas de risque de voire les prix s'envoler pour 2011'' conclut Christian Luminet.

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