Foot, bagarre de Saint-Priest : les versions divergent

Samedi dernier marquait l’ouverture du championnat de France de CFA. À cette occasion, l’équipe de Saint-Priest accueillait sa voisine de Grenoble au stade Jacques-Doly. Des échauffourées ont émaillé l’avant-match entre supporters des deux équipes.

Cette saison, la poule C du championnat amateur de CFA offrira de nombreux derbys. La réserve de l'Olympique lyonnais se trouve en effet dans le même groupe que les équipes de la Duchère, Chasselay, Villefranche et Grenoble. Le premier de ces affrontements entre voisins a été assez houleux. Samedi 16 août, à 17 heures, le stade Jacques-Doly de Saint-Priest a été le théâtre du match entre l'équipe locale et le GF38. Si, sur le terrain, les deux équipes se sont quittées sur un match nul (1-1), c'est en tribune que l'opposition a retenu l'attention.

Déjà émaillée d'affrontements en 2012-2013, la rencontre avait été classée à haut risque par les instances du football, à la demande du président du club de Saint-Priest. Selon Le Progrès, peu avant que le match commence, des "hooligans" grenoblois, au nombre de 30 et alcoolisés, auraient agressé un supporter de Saint-Priest qui portait un T-shirt du groupe de supporters de l'OL les Bad Gones, un rival du GF38. L'altercation aurait alors été écourtée par "l'imposant dispositif de sécurité" et "l'arrivée rapide des forces de police".

“Mouvement de foule selon la police”

Joint par Lyon Capitale, un supporter grenoblois présent au stade a tenu à apporter un autre éclairage sur les événements : "Les choses ne se sont pas déroulées comme c'est raconté dans la presse. On est arrivés à Saint-Priest et il y avait 7 ou 8 supporters lyonnais [de l'OL, ndlr] présents. On s'est croisés et ça s'est provoqué. Il y a eu une petite bagarre, mais rien de grave. On ne s'est pas acharnés à trente sur un seul gars comme c'est raconté. Il n'y avait pas de services de police sur place, juste les stadiers locaux. Les policiers sont arrivés vers la mi-temps, mais les faits ont eu lieu en début de rencontre."

La version du maire de Saint-Priest diffère encore des deux précédentes. "Un dispositif spécial avait été mis en place par le club, suite au passé entre les deux équipes, et la Police nationale avait été prévenue", assure Gilles Gascon. Il précise que ce ne sont pas les supporters de Saint-Priest qui étaient visés par les Grenoblois, mais bien ceux de l'OL : "Un supporter grenoblois a essayé de lancer une barrière sur un supporter arborant un T-shirt des Bad Gones. Cette barrière a atterri sur deux autres supporters grenoblois, créant un mouvement de foule selon la police. Un débordement rapidement maîtrisé." Par ailleurs, M. Gascon, qui ne souhaite pas "minimiser" ces événements, tient à relativiser : "Il n'y a pas eu de bagarre, ni d'incidents par la suite." Les frictions n'ont d'ailleurs pas entraîné de dépôt de plainte de la part des personnes présentes.

OL-Grenoble, un derby “sensible”

Le 6 septembre prochain, la réserve de l'OL recevra l'équipe de Grenoble dans une rencontre qui s'annonce "sensible". L'OL, via son service de presse, a tenu à "condamner" ces événements qui "donnent une image négative du football". Averti par les services de police, le club a l'espoir que les coupables soient sanctionnés. Au vu des événements, le dispositif de sécurité sera certainement renforcé. "Nous travaillons de manière continuelle avec les forces de l'ordre et cette rencontre a déjà été évoquée. C'est un derby, donc un match plus sensible et nous verrons avec les forces de l'ordre et le club de Grenoble afin de l'organiser au mieux", appuie le club olympien.

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