LC 716 p. 40

Flics ripoux, dossiers judiciaires "montés" ?

ENQUÊTE - Les affaires de flics ripoux à Lyon et Marseille font planer un doute sur certaines procédures judiciaires. Des accusés dénoncent des complots et des faux en écritures publiques. Lyon Capitale-le mensuel de novembre a rouvert 4 dossiers pour y voir plus clair. Aperçu.

Les prisons sont en ébullition. Depuis leurs cellules, des détenus voient les affaires de flics ripoux se multiplier. Certains d’entre eux avaient déjà dénoncé des fonctionnaires, alertant sur des anomalies dans leur propre dossier de procédure. Quelques avocats – peu nombreux – profitent d’une institution qui vacille et mettent en doute la crédibilité des services de police.

Dans les prétoires, les prévenus fichés au grand banditisme nient catégoriquement les charges qui pèsent sur eux, en évoquant insidieusement les méthodes peu orthodoxes d’enquêteurs mis sous pression par une décennie de politique du chiffre. Des procédures judiciaires mensongères ou arrangées ont-elles été construites par ces services de police corrompus ? Nous avons enquêté et ouvert quatre dossiers pour y déceler un bout de vérité :

• La (trop) belle affaire de la Chevrolet remplie de coke, débarquée d’Amérique du Sud en septembre 2008, qui aurait recelé beaucoup plus de drogue que ce qui a été officiellement saisi.

Le braquage du Crédit Lyonnais au Péage-de-Roussillon, en 2009, suite auquel l’un des mis en examen dénonce une manipulation judiciaire.

• La vague de braquages de bijouteries lyonnaises en 2004, où le “duo des postiches” incriminé a déposé plainte pour faux et usage de faux.

• Le mitraillage de la boîte de nuit L’Ambassade à Lyon en 2010, pour lequel Neyret est accusé par d’avoir monté un “chantier”

L’intégralité de cette enquête est à lire dans Lyon Capitale n°716, en vente en kiosques jusqu’au 22 novembre, et dans notre boutique en ligne.

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Hôtel de police © Tim Douet
Près de dix ans après l’affaire Neyret, le spectre du numéro deux de la PJ plane toujours rue Servient. Et alors que l’ex-star de l’anti-gang a fait une apparition remarquée au procès de la Bac de Vénissieux, la justice lyonnaise continue d’interroger les relations entre flics et indics. Deux juges enquêtent sur la relation entre le patron de la lutte anti-stup français et l’un des principaux trafiquants. Avec cette question : l'indic a-t-il profité de son statut pour poursuivre ses importations colossales, sous l’œil complice de la police ? Comme lors du déchargement de dizaines de tonnes de cannabis dans un entrepôt de Vénissieux.
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