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Éducation : comment (bien) communiquer avec un adolescent

“T’inquiète, je gère...” Communiquer avec un adolescent n’est pas toujours facile. Écouteurs vissés sur les oreilles, le nez sur son portable, il ne semble pas vraiment disposé à échanger et ses parents doivent souvent se contenter de réponses laconiques. Pourtant, un autre dialogue est possible. Grands principes et petites astuces pour rétablir la communication. “Ouais, vite fait !”

Que celui qui n’a jamais connu d’épisode conflictuel avec un adolescent lève le doigt. Incompréhension, reproches qui fusent de part et d’autre, ton qui monte, éclats de voix, portes qui claquent… puis plus rien : l’adolescent s’est enfermé dans sa chambre et la communication s’arrête là. “Généralement, les oppositions, conflits et autres crises dans la communication viennent des parents, qui n’ont pas compris, ou qui ne veulent pas comprendre, que leur enfant a changé, estime le sociologue Michel Fize, spécialiste de l’adolescence. Et s’ils n’ont pas identifié les nouveaux besoins fondamentaux de leur adolescent, à savoir l’autonomie et l’affirmation, c’est là qu’il s’opposera. En effet, à l’adolescence, le jeune découvre qu’il a une pensée propre, et cette découverte entraîne des accrochages avec ses parents, jusque-là habitués à ce que leur enfant pense comme eux.” Les parents peuvent en effet avoir de vraies difficultés à faire le deuil de l’enfance… Certains résistent face à ces changements, dans une tentative de garder le pouvoir, voire d’asseoir leur autorité par la force. Mais la solution n’est pas là.

Être disponible et conseiller à bon escient

De quoi les adolescents ont-ils besoin ? Qu’on les écoute vraiment, que l’on soit présent et que l’on essaie de comprendre ce qu’ils attendent de nous. Si, à chaque fois qu’ils nous disent quelque chose, on les écoute d’une oreille distraite ou, a contrario, on les noie sous un flot de paroles, se ruant sur tout ce qu’ils nous disent pour les abreuver de questions, de conseils, d’ordres ou de reproches, il y a fort à parier que cela bloque instantanément la discussion. Et qu’ils aient de moins en moins envie de communiquer avec nous. “Depuis que ma fille a treize ans, elle communique différemment avec moi, note Florence. J’ai remarqué qu’il y avait des moments privilégiés pour échanger avec elle, et des moments à éviter, comme au petit-déjeuner ou au retour de l’école. En revanche, dès qu’on fait une activité ensemble – balade, shopping… – elle est beaucoup plus loquace, de même que le soir, quand elle se couche. Ce n’est pas l’heure idéale pour moi, mais j’essaie de lui accorder un vrai temps d’écoute, car si je laisse passer ce moment il ne se représente plus !”

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