drone

Drones : tirs autorisés aux abords des centrales nucléaires

Depuis le 5 octobre, 14 centrales nucléaires ont été survolées par des drones, sans que les autorités puissent connaître l’identité des propriétaires. Désormais, les pelotons spécialisés de protection de la gendarmerie (PSPG) auront l’autorisation de tirer sur ces engins s’ils s’approchent trop près des centrales.

Nous avons joint au téléphone le photographe Stéphane Nys, seul habilité en Rhône-Alpes à réaliser des clichés au-dessus des villes à l’aide de drones. Il est titulaire d’un brevet d’ULM, indispensable à l’utilisation de ces engins sans pilote. Pour lui, il serait "raisonnable", avant toute intervention des gendarmes, "d’interdire la vente de drone à toute personne ne possédant pas le brevet". Car aujourd’hui il est tout à fait possible de se procurer l’un de ces objets volants sans avoir à présenter le diplôme en question lors du paiement.

Des autorisations nécessaires

Il y a quelques mois, à la demande d’Areva, Stéphane Nys a réalisé des clichés au-dessus de la centrale du Tricastin. Pour cela, il lui a fallu 4 mois de procédure pour obtenir les autorisations nécessaires auprès de la préfecture. Un parcours du combattant qui lui fait aujourd’hui penser que les auteurs des survols de centrales nucléaires ne "sont pas des professionnels, juste une bande de rigolos qui font du tort aux gens qui travaillent sérieusement". Avec en toile de fond le risque de donner "une mauvaise image des drones et de leur utilisation", selon le photographe.

à lire également
nucléaire
"Informations tronquées et tendancieuses", "partialité", "désinformation","arnaque", "déni de démocratie". La Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité (Criirad) met en cause l'honnêteté et la sincérité des services de l'État mais aussi celle des ingénieurs et techniciens qui réalisent les mesures. Son directeur de laboratoire s'explique à Lyon Capitale.
Faire défiler vers le haut