HFME
© Tim Douet

Coronavirus à Lyon : rassemblement des gilets jaunes ce samedi pour soutenir l'hôpital public

A l'initiative des gilets jaunes de Lyon centre et alentour, un rassemblement est organisé ce samedi 7 novembre à partir de 10h devant l'hôpital femme mère enfant de Bron pour soutenir l'hôpital public, durement touché par cette deuxième vague de coronavirus.

Les gilets jaunes de Lyon centre et alentour appellent ce samedi 7 novembre à un rassemblement à partir de 10h à l'entrée du parking de l'hôpital femme mère enfant (HFME) de Bron. Cette mobilisation, déclarée, est organisée "en soutien aux soignants et contre la destruction de l'hôpital" et "pour sensibiliser nos concitoyen.ne.s à la gravité de la situation et préparer le vrai « monde d’après »", expliquent les gilets jaunes dans un communiqué.

Ils rappellent que les soignants n'ont pas attendu le coronavirus pour signaler le manque de moyens humains et financiers dans leurs hôpitaux. Les principales revendications de ce rassemblement du 7 novembre sont l'embauche de personnel, des revalorisations salariales et la fin de la tarification à l'acte et de la bureaucratisation du système de soins.

"Tou.te.s les Françai.e.s ont pu constater le délabrement de notre système de Santé à l’arrivée de la COVID-19, s'indignent les gilets jaunes. Outre des gardes interminables, excédant parfois 12h consécutives de travail, des scandales comme celui des blouses ou des masques ont été révélés. L’Etat est coupable d’avoir habillé nos infirmier.e.s avec des sacs poubelles, d’avoir contraint des chirurgien.ne.s à opérer avec des masques de plongée faute de FFP2 et d’avoir menti à la population en niant la nécessité des masques pour dissimuler le fait qu’il avait supprimé les stocks stratégiques dans le but de réaliser des économies de bouts de chandelles." 

Les initiateurs du rassemblement appellent donc à se mobiliser pour que les hôpitaux ne retrouvent pas les mêmes conditions de travail qu'au printemps dernier. Dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, la situation des hôpitaux se dégrade de jour en jour avec une deuxième vague bien plus forte que la première. Les soignants craignent de devoir bientôt choisir entre les patients admis en réanimation, faute de place. "Au déconfinement, on n'oubliera pas", conclut le communiqué.

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