Quai de saône
© Tim Douet

Contre l'avis de la mairie de Lyon, le Préfet du Rhône interdit les quais de Saône pendant un mois

Le maire de Lyon, Grégory Doucet, est contre la fermeture des quais de Saône à Lyon. Son adjoint aux mobilités, aussi. Mais le Préfet du Rhône a décidé d'interdire l'accès aux quais de Saône pour toute la durée du confinement, de ce samedi 3 avril au 2 mai.

La Préfecture du Rhône a décidé de taper du poing sur la table suite aux rassemblements sur les quais de Saône. "Depuis plusieurs jours, il a été constaté une recrudescence des regroupements de personnes sans respect de la jauge de 6 personnes, des gestes barrière, de la distanciation physique et du port du masque. Ces comportements dangereux pour notre sécurité sanitaire collective, dans le contexte de tension épidémique croissante que nous connaissons, vont jusqu’à l‘organisation de fêtes sauvages comme cela a été constaté sur les quais de Saône", explique la Préfecture du Rhône.

Les accès aux quais seront interdits entre 6h et 19h à partir de ce samedi 3 avril et jusqu’à la fin du confinement, le 2 mai. Cela concerne la rive gauche, celle où il est possible de descendre et de se rassembler. Elle est interdite entre Valmy et Perrache.

 

Le maire de Lyon opposé à cette décision

Grégory Doucet, le maire de Lyon, a plusieurs fois répété son opposition à une telle fermeture. "Bien que des mesures fortes aient déjà été prises par le préfet, ces regroupements persistent. En conséquence, le préfet a consulté les élus, notamment le Maire de Lyon et le Président de la métropole de Lyon, sur l’opportunité d’une fermeture des quais de Saône. Ces derniers ont indiqué ne pas y être favorables", ajoute la Préfecture. Mais le Préfet a tranché. "Toutefois, face au risque majeur que représentent ces attroupements", poursuit la Préfecture, l'interdiction d'accès aux quais de Saône a été décidée.

Une décision "incompréhensible" pour Valentin Lungenstrass, l'adjoint au maire de Lyon aux mobilités. "Au pire, on fait comme cela a été fait temporairement à Düsseldorf : ne pas pouvoir s'arrêter/s'assoir, mais tout de même pouvoir déambuler dans l'espace public, aéré et agréable", a-t-il ajouté sur Twitter. Une décision qui ne manque pas de faire réagir les Lyonnais sur les réseaux sociaux.

Les commentaires sont fermés

Faire défiler vers le haut