Bruno Bernard, le nouveau président vert de la Métropole multiplie les gages à l’égard du tissu économique © Antoine Merlet
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Comment les patrons lyonnais draguent les écologistes

Très inquiet de l’alternance portée par les écologistes, le monde économique avait tenté dans la dernière ligne droite des municipales d’endiguer la vague verte. Les patrons apprennent aujourd’hui à cohabiter avec le nouvel exécutif métropolitain. Chacun tente de s’apprivoiser en laissant de côté certains a priori, parfois artificiels.

La campagne des élections municipales à Lyon s’était achevée dans un climat de grande tension entre le monde économique et les écologistes. Au sortir du confinement et après une vague verte dont l’ampleur a surpris au premier tour des municipales, des décideurs lyonnais ont commencé à s’inquiéter et ont embarqué sur le radeau du péril vert assemblé à la hâte par Gérard Collomb et la droite locale. Avec plus ou moins de pincettes, des chefs d’entreprise ont pris publiquement position contre les écologistes.Une poignée de patrons anonymes s’étaient fendus d’un appel à voter contre les Verts qui n’a pas eu un grand succès. Les syndicats patronaux ont longtemps envisagé de publier un texte commun déployant entre les lignes cette consigne de vote avant de se raviser pour ne pas insulter un avenir de plus en plus évident.Certains étaient mus par conservatisme : le modèle lyonnais mis en place par Gérard Collomb pendant près de vingt ans leur faisait la part belle. D’autres s’inquiétaient du programme des écologistes qui prônaient d’en finir avec les totems des années Collomb : rayonnement international, skyline de la Part-Dieu et course au développement économique et démographique de la métropole de Lyon. Cette différence de voltage dans un contexte de crise qui s’en vient au sortir du confinement avait créé un climat explosif en fin de campagne en juin dernier. Bruno Bernard, le nouveau président de la Métropole, avait pourtant mis en avant pendant des mois son passé de chef d’entreprise. Sans réussite.

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