Classe sauvage contre le "démantèlement de l'école élémentaire"

Une sorte de happening pour dénoncer les réformes du ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos.
"La jonction avec les parents est faite", souligne un des instituteurs mobilisés Raphaël Vulliez. "Sur les trois points de mobilisation, les parents sont avec nous, poursuit l'instituteur. On demande que Darcos retire ses réformes en cours : suppression des Réseaux d'aide spécialisée aux enfants en difficulté (Rased), de l'école pour les moins de trois ans et du non-remplacement des enseignants lorsqu'ils sont absents".
Après les 65 % de grévistes de la journée du 20 novembre, les parents d'élèves sont entrés dans la mobilisation. D'ici la fin de la semaine, une centaine d'établissements de l'agglomération lyonnaises auront été occupés par les parents (voir notre vidéo). Principalement dans les écoles de Lyon, Vaulx-en-Velin, Vénissieux, Rillieux-la-Pape et Villeurbanne.
"On se bat contre le démantèlement de l'école élémentaire, précise Fadila Mouissat, directrice de l'école Ernest Renan de Villeurbanne qui organise, elle aussi, une "nuit des écoles" ce mercredi soir. Là, Darcos s'attaque aux fondamentaux de l'école. Par exemple, avec la suppression des Rased, on va fonctionner avec la moyenne des enfants. Les autres resteront sur le carreau. L'aide personnalisée que veut nous imposer le ministre ne permet pas de répondre aux élèves en difficultés puisqu'elle est dispensée par des enseignants qui n'ont pas suivi de formation spécifique. Alors qu'actuellement dans les Rased, ce sont des enseignants spécialistes du décrochage scolaire qui s'en charge".
Mise en place au début de l'année scolaire, cette "aide personnalisée" de deux heures par semaine a été rejetée par un grand nombre d'école. A Vaulx-en-Velin, 27 des 32 écoles ont voté une motion contre cette "aide personnalisée" et pour le maintien des Rased. Certains de ces instituteurs ont décidées de ne pas appliquer la nouvelle mesure.

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