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Cité de la gastronomie- épisode 3 : Dijon patrimoniale

SÉRIE - Lyon deviendra-t-elle officiellement la capitale mondiale de la gastronomie ? La ville du manger gras et du boire sec a, en tout cas, fait acte de candidature pour accueillir la Cité de la gastronomie, un lieu dédié à l’art culinaire de France et du monde. Mais Lyon est loin d’être la seule en lice pour accueillir cette vitrine de la gastronomie mondiale, et les 5 autres villes candidates présentent de solides dossiers. Lyon Capitale s’est penché sur les différents projets et vous propose de les découvrir dans une série d’articles, avec une question : Lyon a-t-elle ses chances ? Aujourd’hui, une ville qui aimerait se débarrasser du cliché de cité de la moutarde et du pain d’épices, Dijon.

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L'art culinaire. Cette expression prend toute sa saveur dans la capitale des ducs de Bourgogne, grands mécènes de la Renaissance, qui souhaite aujourd’hui accueillir la Cité – qui se veut le musée – de la gastronomie. Confiante, Dijon présente un dossier cohérent dans lequel l'Hôpital Général occupe une place centrale. Dotée d'une industrie alimentaire locale puissante, la ville de François Rebsamen souligne "un véritable engouement des acteurs du territoire autour d’un projet fédérateur".
Souhaitant passer outre les images d'Epinal – mais toujours persistantes – de la moutarde et du pain d'épices, la capitale bourguignonne veut inscrire sa candidature dans son patrimoine local : la route des vins, les œufs en meurette, le jambon persillé et le poulet Gaston-Gérard … le tout saupoudré d'un zeste d'expertise scientifique et universitaire avec l'AgroSup (Institut national supérieur des sciences agronomiques de l'alimentation et de l'environnement). En attirant la Cité à elle grâce à ce patrimoine, Dijon espère devenir une vitrine internationale mais aussi régionale.

24 000 m² à la gloire de la gastronomie

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Comme à Lyon, la Cité de la gastronomie prendra place dans les locaux d'un ancien hôpital : l'Hôpital Général (voir photo ci-contre). Installé en centre-ville et "aux portes du secteur sauvegardé, en bordure du Canal de Bourgogne et du Jardin des Sciences", le site est composé d'une partie historique de 3 ha où se situera l'essentiel des activités de la Cité, et de construction de nouvelles. Étendu sur 3,5 ha, un nouvel éco-quartier et un bâtiment pour recevoir l'Agora, "un lieu d’échanges et de manifestations, à l’entrée la Cité" complètent le dossier.
Kilomètre 0 de la route des Grands Crus, Dijon a choisi de ne pas tenter les conducteurs : l'Hôpital Général n'est qu'à 5 minutes à pied de la gare. Grâce au nouveau tramway, dont la mise en circulation est prévue pour le 1er septembre 2012, le Palais des Congrès sera joignable en 10 minutes.

La Bourgogne en avant
Candidats au patrimoine mondial de l'Unesco, "les climats* du vignoble de Bourgogne" espèrent rayonner grâce à la Cité de la gastronomie. Car au-delà de l'aspect symbolique, l'accueil de ce temple dédié à la cuisine dans le monde, serait un véritable tremplin pour la région. Oenotourisme et visites culturelles seraient gratifiés par le projet. Confrontée à la concurrence de plusieurs sites historiques régionaux (Beaune, Vézelay, Cluny, Autun …) Dijon espère devenir la capitale touristique de Bourgogne qu'elle souhaite mettre en avant. La candidature de Beaune est d'ailleurs vu comme "une preuve supplémentaire de la richesse gastronomique de la région et renforce les chances de la Bourgogne d’accueillir cette Cité".

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Un financement local
Dans l'attente des résultats, les services municipaux n'ont pas souhaité communiquer sur le coût du projet. Toutefois, il est avéré que le financement sera "mixte et impliquera les collectivités locales, les entreprises publiques et les entreprises privées". Pour les services de François Rebsamen, c'est le "signe d'un véritable engouement des acteurs du territoire autour d'un projet fédérateur".
Plus que leur ville, c'est donc une région que la capitale de la moutarde souhaite mettre en avant en faisant fi des autres candidatures, comme celle de Lyon. Pourtant, malgré de forts atouts, la ville ne peine à dépasser le statut de "vitrine régionale".

*le terme de climat est une traduction bourguignonne équivalente de "terroir".

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