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Catto emporté par l'affaire Neyret

Le directeur de la police judiciaire est débarqué, quelques heures après son ex-adjoint. Il est remplacé par Francis Choukroun, directeur de la PJ d'Orléans. Comme Michel Neyret, Claude Catto passait pour être un flic à l'ancienne, marqué par le gang des Lyonnais.

En même temps que son adjoint, Claude Catto s'en va. Le directeur de la police judiciaire est à son tour emporté par l'affaire Neyret. Il sera remplacé par Francis Choukroun, directeur de la PJ d'Orléans. Quant à Michel Neyret, il est remplacé par Nathalie Tallevast, qui officiait à la PJ de Toulouse.

Claude Catto est arrivé à Lyon en 1978, après être sorti de l'école nationale supérieure de police de St-Cyr-au-Mont-d'Or. Le gang des Lyonnais vient d'être coffré. Une affaire dont il parle encore aujourd'hui à l'envi. Il gravit rapidement les échelons au point de devenir commissaire. Il dirige le groupe de répression du banditisme, puis la division criminelle. Ses équipes résolvent les grosses affaires d'alors : les convoyeurs de fonds de Caluire, le meurtre du brigadier Hubert dans un hold-up ou celui du général Delfosses dans un braquage attribué à Action Directe. "A l'époque, Lyon valait Marseille en termes de criminalité", rappelait Catto. Fort de ces faits d'armes, le commissaire part à Toulouse, Paris et passe 4 ans au Maroc. Il revient comme directeur de la police judiciaire d'Orléans. Comme son successeur, Francis Choukroun.

Ces dernières années, Claude Catto est apparu dans l'ombre de Michel Neyret, plus charismatique et moins réservé que lui. Le directeur de la PJ lyonnaise semblait aussi un peu dépassé par la typologie des nouveaux braqueurs. Il occupait moins le terrain que son adjoint. Il pourrait rejoindre l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), la police des polices, à Paris. Celle-là même qui a fait tomber son subordonné. Si Claude Catto s'est mollement défendu que son départ n'était "pas une sanction", il s'agit en réalité d'une quasi mise au placard, l'IGPN étant considéré en interne comme "le cimetière des éléphants".

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