BOUTIN A NUE POUR LYON CAPITALE

Madeleine, chips et whisky pour tout le monde. L'occasion de se dévoiler, sans langue de bois, comme l'un des personnages les plus détonnants du gouvernement. Meilleurs morceaux.

Elle ne connaît pas la crise
"J'aurai de quoi mettre en place le droit au logement opposable. Je n'ai pas fait de bruit jusqu'au 17 septembre mais j'ai défendu mes budgets. Je pense que je n'aurai pas de problème de financement même si on est dans une situation financière difficile... (...) Mais il y a d'autres difficultés. (...) Trouver du personnel dans les entreprises de bâtiment, ou les lourdeurs administratives. Avec les familles recomposées on a besoin de logement permettant d'accueillir les familles des deux lits. Avec le vieillissement de la population, il nous faut des logements réaménagés. Notre parc immobilier est à la fois insuffisant et inadapté."

"La France est riche"
"Alors là non, on n'est pas du tout en situation de faillite. Je ne partage absolument pas cette idée (...) La faillite cela veut dire que notre patrimoine ne peut pas garantir la dette, or le patrimoine de la France est grand ! Non mais, c'est à des milliards de kilomètres par rapport au déficit. Je regrette énormément qu'on fasse croire aux français, bon, je ne parle pas spécialement de François Fillon, ça c'est entre nous, vous n'avez pas besoin de me mettre en difficulté, ça ne sert à rien, ma mission, c'est de faire construire des logements."

L'échec
"C'est le seul point négatif. L'enjeu c'était la vente de 40 000 logements HLM pour accroître la capacité de financement des organismes, sans baisser la part de l'Etat. J'aurais voulu signer avec le monde HLM. Tous les organismes sont d'accord sauf les offices. Ça m'a vraiment choqué parce que les offices sont tenus par des élus et que ce sont les élus qui bloquent. (...) Peut-être qu'il leur faut plus de temps. (...) J'ai donc laissé jusqu'au 15 décembre. Là je signerai, soit avec tous, soit uniquement avec ceux qui voudront signer. Dans ce cas cela fera 30 000 logements."

Contre le Pacs par peur du "totalitarisme"
"Je suis toujours hostile au PACS, je n'ai pas changé d'avis. (...) Je n'ai rien contre les homosexuels. Moi j'étais favorable à ce qu'on aille vers l'égalité des droits, parce qu'il est scandaleux qu'il y ait des différences. Mais ce n'était pas nécessaire de faire un statut. Avec le PACS on entrait dans une logique qui remettait en cause les fondements de la société française. (...) Je pense que ce n'est pas terminé, la transformation anthropologique est en cours et les hétérosexuels sont en train de s'y engouffrer. Dans vingt, trente ou cinquante ans, on pourra construire des enfants sans le corps féminin et comme ce sont les logiques économiques qui priment, ce sont des critères économiques qui décideront. On entrera alors dans une idéologie totalitaire. Les homosexuels ont été instrumentalisés. Il est légitime que deux hommes ou deux femmes qui s'aiment aient envie d'avoir un enfant, je le comprends très bien. Mais répondre à cette demande cela revient à rompre le lien de nature".

Ce qu'elle a obtenu à Lyon

Après 10 jours installée place Bellecour, Christine Boutin a présenté "la Charte de Lyon", qui doit permettre d'atteindre l'objectif de construire 500 000 logements par an, dont 120 000 sociaux. Détail.

Le PASS-FONCIER, dispositif qui permet aux foyers modestes d'acheter les murs avant d'acheter le terrain, sera étendu aux logements collectifs grâce au soutien de la Caisse des dépôts.

L' UESL (Union d'Economie Sociale) et l'ANAH (Agence nationale de l'habitat) prennent en charge une partie du programme de "Garantie des risques locatifs."

La Fédération Française du Bâtiment mettra en place les formations professionnelles nécessaires à la réalisation des constructions prévues.

La Caisse des dépôts mettra en place des "prêts super bonifiés" pour permettre aux bailleurs sociaux de faire face aux surcoûts "développement durable" des logements neufs et à la mise aux normes de 800.000 logements existants.
La Banque Européenne d'Investissement s'est, elle, engagée à financer à hauteur de 500 millions d'euros des opérations de renouvellement urbain et de construction au sein d'un programme baptisé "France Logement Social".

Le 1 % logement s'engage, avec l'Anah à financer jusqu'à 100 % des travaux de rénovation de logements privés vides, si les propriétaires acceptent de les louer à des revenus modestes.

L'Union Nationale pour la Propriété Immobilière (UNPI) met en place la cession temporaire d'usufruit, qui permet aux propriétaires de confier un logement (15 ans minimum) à des organismes sociaux, en échange d'un loyer et de l'assurance de récupérer leur logement, libre et en bon état.

Source : ministère du logemen

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