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Palais de justice de Villefranche-sur-Saône @google maps

Beaujolais : adolescents abandonnés, les agresseurs condamnés

En mars dernier, deux adolescents étaient menacés, insultés, et abandonnés dans une forêt du Beaujolais par deux jeunes hommes de 20 ans. Sur fond d’escroquerie, l’affaire était jugée ce lundi au tribunal de Villefranche-sur-Saône. Les deux coupables ont écopé de prison avec sursis.

Menacés, insultés, puis abandonnés sans téléphone dans une forêt par deux hommes à qui ils rendaient de l’argent. On pourrait croire à un scénario de film. C’est pourtant le calvaire qu’ont vécu deux adolescents du Beaujolais en mars dernier. Un jeune homme de 14 ans avait donné rendez-vous, dans le cimetière de Chiroubles, à un homme de 6 ans son aîné pour lui rendre 40 euros, prêtés par une amie. Une fois l’argent remis, l’adolescent pensait pouvoir rentrer chez lui, accompagné par un ami du même âge qui l’avait rejoint. Mais l’homme de 20 ans, lui aussi rejoint par un ami, ne l’entendait pas de cette oreille. Après avoir sommé les deux jeunes adolescents de monter dans une voiture, ils les ont insultés, menacés et leur ont dérobé leur téléphone portable. Après un trajet d’une vingtaine de minutes, les deux jeunes sont abandonnés seuls dans une forêt. Pris de panique, ils parviennent à rejoindre un commerce d’où ils préviennent leurs parents. Ils déposent plainte dès le lendemain, et les deux hommes de 20 ans sont placés sous contrôle judiciaire. Encore sous le choc, les deux victimes ont assisté au jugement de leurs bourreaux ce lundi, au tribunal de Villefranche.

Représailles ce week-end

Ce week-end, à quelques heures du procès, le premier garçon de 14 ans aurait été menacé et frappé à Villié-Morgon, par des amis des agresseurs.

Les deux auteurs de cette punition ont partiellement reconnu les faits devant le tribunal, en tentant de s’expliquer, précisant que le premier garçon de 14 ans aurait échangé sur Snapchat des photos très dénudées de la sœur d’un des deux agresseurs. "On a voulu leur faire peur, marquer un peu le coup… Inconsciemment, on a voulu jouer le rôle de grands frères. On a débordé, mais on ne les a pas non plus torturés", se justifiait l’un d’eux selon le Progrès. Les adolescents assurent pourtant avoir vu la crosse d’un pistolet, alors qu’ils étaient dans la voiture. Leurs avocats réfutent par ailleurs l’échange de photos, appuyé par le procureur de la République : "Si des faits répréhensibles ont été commis par les mineurs, c’est à la justice des mineurs de s’en occuper. Ce ne sont pas ces faits qui sont poursuivis aujourd’hui".

Prison avec sursis

Le procureur de la République requérait 5 mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve pendant 2 ans, ainsi que 140 heures de travaux d’intérêt général avec obligation d’indemniser les victimes. Le tribunal de Villefranche-sur-Saône a suivi ces réquisitions et a reconnu coupables les deux agresseurs. Ils ont tous les deux écopé de l’interdiction d’entrer en contact avec les victimes et de se rendre à Villié-Morgons, Chiroubles ou Lantignié. En parallèle, ils devront verser solidairement 1 300 euros de préjudice moral aux victimes.

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