Le Gier © Antoine Merlet
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Auvergne-Rhône-Alpes : des rivières pleines de médicaments

En plus du glyphosate et autres produits phytosanitaires, les cours d’eau de la région charrient tout un tas de substances pharmaceutiques. Des résidus de médicaments qui forment une véritable “marée blanche” à l’impact direct sur le vivant peuplant ces rivières. Pourtant, des solutions existent pour limiter la prolifération de ces nouveaux micropolluants.

Quarante-huit boîtes de médicaments par an. Les Français sont les premiers consommateurs européens de petites pilules guérisseuses, avec un appétit particulier pour les anxiolytiques et les antibiotiques. Un banquet partagé de bon cœur avec nos amis les bêtes, puisque l’Hexagone est aussi le deuxième consommateur mondial de médicaments vétérinaires*. Mais ces molécules qui nous soignent, les organismes humains comme animaux ne les dégradent pas complètement, et nous rejetons une partie de leur substance active dans les eaux usées, venant se mélanger ainsi aux pesticides présents dans nos urines (lire ci-dessous). “70 % du mélange de médicaments consommé est excrété”, a mesuré l’expérience Sipibel, menée dans la vallée de l’Arve par le Groupe de recherche Rhône-Alpes sur les infrastructures et l’eau (Graie). Sans compter les rejets “sauvages” de médicaments périmés dans l’évier ou les toilettes ou les rejets ponctuels des lieux de production de médicaments. Or, nos stations d’épuration traitent imparfaitement ces résidus médicamenteux. Si bien qu’ils passent dans l’environnement.
* Source : ministère de la Santé (2011) qui répertorie 3 000 médicaments humains et 300 médicaments vétérinaires en vente sur le marché français. Avec un “gisement de médicaments non utilisés” évalué entre 24 000 et 29 000 tonnes.

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