" Alain Mérieux prépare sa succession "

Alexandre, le plus jeune des fils d'Alain Mérieux, vient d'être nommé directeur général de BioMérieux par le conseil d'administration. Diplômé de HEC Montréal, Alexandre Mérieux, 34 ans, travaille dans l'entreprise de son père depuis 2005. Il dirige l'unité Microbiologie Industrielle, responsabilité qu'il conserve malgré son nouveau poste. Le décès en 2006 suite à un arrêt cardiaque de Christophe Mérieux, 10 ans après son frère Rodolphe décédé dans le crash d'un avion, laissait Alexandre comme seul héritier de l'empire Mérieux.

Certains craignaient alors que ses drames familiaux ne mettent en péril l'entreprise. Un Mérieux succédant toujours à un Mérieux, la nomination d'Alexandre au poste de directeur délégué générale est capitale. " Cette nomination s'inscrit dans un plan normal de succession. Alain Mérieux a souhaité que son fils le rejoigne à la direction générale " confirme la communication du groupe BioMérieux. Pas question pour autant d'évoquer une quelconque mise en retrait d'Alain Mérieux, 70 ans : " Il reste extrêmement présent au sein de l'entreprise. Comme dans la plupart des sociétés familiales, la succession est préparée longtemps à l'avance. Il est donc normal qu'Alain Mérieux commence à préparer la sienne. Aucune date n'est annoncée à ce jour. "

La saga des Mérieux commence en 1897 avec Marcel Mérieux, l'arrière-grand-père d'Alexandre, qui créa sous les combles de l'hôtel-Dieu un institut biologique. Son fils aîné Jean, qui devait lui succéder, décède d'une méningite, sans doute contractée dans le laboratoire familial. Première tragédie d'une longue série. C'est donc Charles qui reprend la petite entreprise et la développe au point que l'institut devient numéro un mondial sur le marché biologique et immunologique.

Charles Mérieux s'est également rendu célèbre pour ses actions humanitaires. En 1974, il a ainsi fait vacciner 90 millions de Brésiliens pour enrayer une épidémie de méningite. Mais le drame n'est jamais loin. Christophe, petit-fils de Charles et fils d'Alain Mérieux, est enlevé à l'âge de neuf ans alors qu'il est sur le chemin de l'école. La famille Mérieux, soutenu par le Premier ministre de l'époque Jacques Chirac, payera la rançon, plus de 20 millions de francs.

C'est ce même Christophe qui est retrouvé mort au fond de la piscine familiale en 2006, victime d'un arrêt cardiaque. Entre-temps le deuxième fils d'Alain Mérieux, Rodolphe, était lui aussi décédé dans le crash du vol TWA en 1996. Après ses deux drames, Alexandre se retrouve ainsi seul héritier de l'empire BioMérieux.

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