La jeune Mila lors d’un passage sur le plateau de l’émission Quotidien. (Capture d’écran)

Affaire Mila : 13 prévenus jugés, ce lundi, pour cyberharcèlement et menaces de mort

Initialement prévu le 3 juin, le "procès de la terreur numérique", qui doit juger 13 personnes pour cyberharcèlement et menaces de mort dans le cadre de l’"affaire Mila" avait été reporté, il s’ouvre finalement ce lundi 21 juin. 

Treize personnes sont jugées, depuis ce lundi 9 heures, devant le tribunal correctionnel de Paris, dans le cadre de "l'affaire Mila", pour harcèlement en ligne et menaces de mort. Programmé au début du mois, le 3 juin, le procès avait été renvoyé suite au dépôt de deux questions prioritaires de constitutionnalité par la défense. Les juges ont estimé qu’elles étaient "dépourvues de caractère sérieux" et après avoir rejeté une nouvelle demande de renvoi, le tribunal a commencé l’examen de nouvelles exceptions de nullité, rapporte l’AFP. 

Pendant deux jours, le tribunal va se pencher sur le dossier de l’"affaire Mila". Une jeune adolescente iséroise originaire de Villefontaine, près de Lyon, qui s'était retrouvée au coeur d'une polémique sur les réseaux sociaux, à la suite de la publication d'une vidéo critique à l'égard de l'islam et du Coran, en janvier 2020. Elle avait alors été contrainte de quitter son lycée dans l'Isère, et avait été placée sous protection policière en raison de menaces de mort. 

Des peines de prison pouvant aller jusqu’à 3 ans

Les 13 jeunes hommes et femmes, présentés devant le tribunal, sont poursuivis pour avoir contribué au harcèlement de Mila. Selon l’AFP, ils auraient notamment tweeté "qu'elle crève", "tu mérites de te faire égorger" ou "je vais te faire une Samuel Paty", du nom du professeur d'histoire-géographie décapité en octobre après avoir montré des caricatures de Mahomet à ses élèves.

Âgés de 18 à 30 ans, ils sont originaires de toute la France et comparaissent tous pour harcèlement en ligne, même si certains sont également renvoyés pour menaces de mort et l'un d'eux pour menace de crime. Ils pourraient être condamnés à deux ans de prison et 30 000 euros d'amende pour les faits de harcèlement en ligne, et trois ans de détention et 45 000 euros d'amende pour les menaces de mort.

Pour mémoire, deux individus ont déjà été reconnus coupables de menaces de mort à l’encontre de Mila et ont été condamnés à des peines de prison.

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