À Lyon, Greenpeace retire les boîtes de thon Petit Navire des magasins

L'ONG Greenpeace visite aujourd’hui plusieurs supermarchés lyonnais, pour sensibiliser les consommateurs aux pratiques de pêche de la marque Petit Navire.

Greenpeace retire des rayons les boîtes de thon Petit Navire dans plusieurs supermarchés lyonnais.

Amélie James
Greenpeace retire des rayons les boîtes de thon Petit Navire dans plusieurs supermarchés lyonnais.

"Arrethon le carnage". Le slogan interpelle et s'affiche désormais dans les rayons de plusieurs supermarchés lyonnais. À Lyon, ce samedi 17 décembre, treize militants de l'association Greenpeace se sont fixé la mission de faire disparaître les boîtes de thon de la marque Petit Navire dans une vingtaine de magasins. Casino, Monoprix, Carrefour, Simply Market... Un grand nombre d'enseignes situées dans les 3e et 7e arrondissements, dans le quartier Garibaldi, sont ainsi visitées par ces manifestants écologistes. Une action pacifique pour dénoncer les pratiques de pêche de la marque considérées comme "destructrices pour l'environnement".

Ce sont principalement les dispositifs de concentration de poissons (DCP) utilisés par la marque Petit Navire qui sont aujourd'hui critiqués par l'association. Mis en place depuis les années 90, les DCP permettent une pêche intensive. Bien qu'ils ciblent une catégorie précise de poissons, ces engins de pêche entraînent le prélèvement de nombreuses autres espèces. "Il s'agit bien souvent de thons juvéniles et d'espèces menacées. Ces poissons sont ensuite relâchés en mer, blessés ou déjà morts", précise Camille Rossignol, référente locale de la campagne Océan de Greenpeace. L'ONG prône ainsi des méthodes plus respectueuses de l'environnement telles que la pêche à la canne et à la senne sans DCP.

Deux militants de Greenpeace remplissent les caddies de boîtes de thon dans un magasin Casino.

Amélie James
Deux militants de Greenpeace remplissent les caddies de boîtes de thon dans un magasin Casino.

Tout au long de la journée, à Lyon comme dans 27 villes françaises, l'association espère ainsi sensibiliser le grand public en placardant les rayons d'affiches et en distribuant des tracts. Greenpeace n'appelle cependant pas au boycott. Les produits sont retirés des rayons mais laissés dans des chariots à proximité.

"Si Petit Navire change ses pratiques, tous les autres suivront"

Cette action coup de poing n'a cependant pas été très bien perçue par certains gérants de magasins. Par exemple, celui de Casino a reçu la délégation mais aurait aimé être informé au préalable de la manifestation. La directrice de Monoprix a quant à elle exigé que les militants remettent les produits en place dans les rayons.

Pour ces militants lyonnais, l'essentiel était d'aller à la rencontre des consommateurs. "Nous sommes simplement là pour informer la population. Ce que Petit Navire ne fait pas, car la marque estime que ses méthodes de pêche n'intéressent pas ses clients ", explique Manuel Schott, responsable communication du groupe à Lyon.

Dans le secteur de la pêche, Petit Navire n'est pourtant pas la seule marque à utiliser des DCP. Mais Camille Rossignol se veut optimiste : "Si Petit Navire, qui vend une boîte de thon sur cinq dans le monde, change ses pratiques, toutes les autres marques suivront."

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1 commentaire
  1. Robes Pierre - 18 décembre 2016

    on va les laisser faire encore longtemps les terroristes verts, ils évitent bien sur de venir affronter les bateaux usines japonais, espagnols, français , quand le poisson est en boite le mal est fait, qu’ils rejoignent donc Sea Sheperd de Watson, lequel Watson les a quittés pour des motifs que l'on devine,

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