PPP projets

Partenariats public-privé : en Rhône-Alpes l’État privatise

La crise des déficits publics a favorisé son essor. Le partenariat public-privé permet en effet à une collectivité de lancer un projet sans toucher à son budget d’investissement et ainsi de se payer à crédit une infrastructure qui n’est pas dans ses moyens. Lyon Capitale-le mensuel d’octobre fait le point sur les contrats signés et en projet dans la région. Extraits.

LC 715 p. 44-45 ()

Le partenariat public-privé (PPP) consiste à faire réaliser un équipement public par une entreprise privée. La société construit le bâtiment, le gère et l’entretient sur ses fonds propres. Le partenaire public la rembourse de son investissement en lui versant un loyer pendant la durée du contrat, qui oscille généralement entre vingt et quarante ans.

Un succès grandissant

Les PPP existent depuis 2004. En 2005, un seul avait été signé sur toute la France, il y en eut 34 en 2011 et, pour le premier semestre de 2012, on en compte déjà 23. Aujourd’hui, les PPP représentent 5 milliards d’euros de la commande publique. En 2020, cette somme devrait atteindre 20 milliards.

Prisons, hôpital, centre nautique…

L’État est le plus gros client des PPP. Il représente 20 % des contrats signés mais 80 % des sommes. Dans la région, si les collectivités locales se montrent encore prudentes, l’État signe des contrats à chaque besoin lourd, notamment pour les prisons. (…)

Les projets GreEn-Er à Grenoble et de la piscine de Châtel

L’hôpital de Bourgoin-Jallieu (38), le centre nautique de Châtel (74), mais aussi Rhônexpress (69), la nouvelle gendarmerie de Sathonay (01), et un peu partout l’éclairage public : Lyon Capitale a dressé la carte des principaux partenariats public-privé de Rhône-Alpes, fait le bilan des contrats déjà en cours et évalue les risques pour les communes, notamment en termes de budget.

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Une enquête à lire dans Lyon Capitale n°715, en vente en kiosques jusqu’au 25 octobre, et dans notre boutique en ligne.

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