JECO 2017 Nicolas Prisse
© Tim Douet

Nicolas Prisse : “Le cannabis n’est pas un produit du marché”

Invité des Journées de l’économie 2017 à Lyon, le médecin de santé publique Nicolas Prisse s’oppose à la légalisation du cannabis. Y compris pour des raisons économiques. Pour le président de la Mildeca, c’est la prévention qui compte, notamment pour les mineurs.

Les Journées de l’économie 2017 ont mis en débat la légalisation du cannabis. Pour répondre aux économistes qui la défendent, telle Emmanuelle Auriol (entretien vidéo ici), Nicolas Prisse, qui préside la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca), lance : “Le cannabis n’est pas un produit du marché.” Pour le médecin de santé publique, “les personnes qui consomment du cannabis ne sont pas dans une rationalité économique, comme quand on va faire ses courses au supermarché, parce que ce sont des personnes dépendantes”. Autre argument développé par Nicolas Prisse dans l’entretien vidéo à visionner ci-dessous : la légalisation ne régulerait pas la consommation des mineurs. “C’est la prévention qui compte”, répète le médecin.

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Pour défendre ses intérêts économiques, l’industrie du tabac agit à de nombreux échelons : experts, députés ou encore Interpol. Le tout sur fond de conflits d’intérêts. Quant à la filière viticole, elle possède l’un des plus gros lobbys en France et exerce son influence au plus haut niveau de l’État afin d’assouplir la loi Évin.
5 commentaires
  1. bocuma - 8 novembre 2017

    Mais oui il ne faut pas légalisez la prohibition est la meilleur solutions cela permet a vos enfants d'en trouver partout. Bon de mauvaise qualité et couper avec n'importe quoi mais ce n'est pas grave il faut bien creuser le trou de la secu. En plus cela occupe la police et les tribunaux et permet de dilapider l'argent public en procès et prison pour encore quelques mois avant que l'état ne ponctionne avec ces amendes les consommateurs qui enrichissent leurs dealers et maintenant l'état!!! Alors réfléchissez un peu nous sommes les plus gros consommateurs de cannabis avec une jeunesse elle aussi à la pointe alors que le doit reculer au max la première expérimentation. Les dealers font fortune et sont les maîtres des banlieues donc surtout ne rien changer!!!!!!

  2. bocuma - 8 novembre 2017

    L'un des problèmes le plus important est qu'en voulant contrôler le comportement de l'ensemble de la population et la contraindre à l'abstinence on a sacrifier la jeunesse qui est quand même la partie de la population qu'on est sensé protéger. Et qui a un libre accès à la drogue et au cannabis puisque aujourd'hui le seul marché qui existe est libéralisé et sans contrôle, aux mains des dealers. Certains mineurs travaillent aussi pour les dealers puisque les sanctions pénales sont plus légère pour eux. Mais malgré tout ils peuvent ne pas passer l'age adulte, certains tombant sous le feu des balles lors de règlements de comptes. On a eut une politique globalement malveillante et négligente à l'égard des consommateurs et depuis toujours.

  3. bocuma - 8 novembre 2017

    Vous pouvez acheter de l'alcool presque partout y compris dans les stations services sur les autoroutes vous pouvez fumez la pipe ou un gros cigares on ne vous dira rien. Et vous vous permettez de montrer du doigt quelqu'un qui prendrait simplement... une autre drogue qui n'est pas pire que le reste. Puisque 4 rapport parlementaires sur 30 ans ont classés le cannabis moins nocif que se qui est légal. Et qu'il serait moins dangereux pour la société de le légaliser d'un point de vu sanitaire comme sécuritaire. On ne vous empêche pas de vivre avec vos différences monsieur on vous demande d'accepter celle des autres!

  4. bocuma - 8 novembre 2017

    La nocivité du cannabis ne justifie pas et n'a jamais justifié la nocivité de la prohibition. Prohibition qui enrichit les trafiquants, stigmatisant les consommateurs et coûteux pour l'état en hommes en temps et en argents. Un autre objectif est de satisfaire les lobby pharmaceutique et des fabricants d'alcools qui financent toutes les politiques anti-cannabis. Quand on sait maintenant que l'OMS et 4 rapport en 30 ans on classé le cannabis comme le moins nocif parmi tout les psychotropes légaux ou non.Quand est ce que l'on aura compris qu'avec la masse de consommateurs le trafic prospérera si on continus à interdire. L'interdit est plus dangereux que le produit en lui même c'est sa le pire.

  5. highvini - 11 novembre 2017

    Cette personne est très dangereuses car elle a été mis en place seulement pour défendre la prohibition du cannabis. Je ne serais pas surpris d'apprendre qu'il a des liens avec des laboratoires pharmaceutiques. Comment en tant que médecin, cet homme peut oublier tous les malades qui veulent se soigner avec le cannabis. La prévention aujourd'hui dans les écoles est absurdes, ce n'est pas à la gendarmerie d'assurer ce rôle qui plus est en donnant de nombreuse informations fausses aux jeunes qui ne sont pas dupe. Au contraire la prohibition permet le développement des trafics et de la corruption laissant la jeunesse à la merci de n'importe quel dealer proposant des produits coupés avec des substances parfois dangereuses. Quand est ce que dans ce pays, on donnera la parole au consommateurs?

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