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@Tim Douet

Des élus de Villeurbanne réclament l’armement des policiers municipaux

Moins de la moitié des policiers municipaux sont armés en France. Les attentats contre "Charlie Hebdo" dans lesquels une policière municipale a perdu la vie ont fait ressurgir le débat sur leur armement. Les élus UMP de Villeurbanne ont décidé de lancer une pétition pour pousser le maire de la ville à équiper les agents.

Depuis les attentats contre "Charlie Hebdo", le débat sur l’armement des policiers municipaux est relancé. Selon sources, entre 40 et 45 % des policiers municipaux sont armés. Pourtant, ils ont parfois à faire à des situations dangereuses. Élus et syndicats de police réclament partout en France que soit prise la décision de doter les agents municipaux de maintien de l’ordre d’armes, létales ou non, et de gilets pare-balles.

Pourtant, c’est bien aux mairies que revient cette décision, coûteuse en argent et en symboles. A Villeurbanne, les élus UMP ont émis le souhait, dès février, que les policiers municipaux soient armés. Ils étaient motivés par les mesures prises par le gouvernement après les attentats : l’État a mis à disposition des localités 4000 revolvers et débloqué deux millions d’euros pour aider à l’acquisition de 8000 gilets pare-balles. A Villeurbanne, la demande des élus UMP a été renvoyée en commission, mais ils considèrent la question comme urgente et ont décidés de presser le maire PS Jean-Paul Bret.

Une pétition pour armer les policiers municipaux

Les élus UMP de Villeurbanne ont donc lancé une pétition. Dans un communiqué, le président du groupe UMP Jean-Wilfried Martin la justifie en voulant protéger des policiers qui sont actuellement sous pression : "Face à l’essoufflement légitime des forces de police nationale et de l’Armée, présentes sur le terrain depuis le 9 janvier 2015, il est demandé de plus en plus sur le territoire national que les polices municipales soient mises à contribution pour les opérations de surveillance du territoire", écrit-il. D’où le désire de "protéger des femmes et des hommes qui, par conviction, ont fait le choix de nous protéger"

Avec l’armement des policiers, la question du déploiement de caméras de vidéosurveillance est aussi soulevée par les élus UMP. La ville a commencé à installer ses 6 premières caméras en avril. Villeurbanne a longtemps été l’une des dernières grandes villes à ne compter aucune caméra de surveillance, Jean-Paul Bret faisant montre de son scepticisme à leur égard. Il avait d’ailleurs signé une tribune dans "Le Monde" en 2010 contre le recours à cette technologie.

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