tours écolos

10 (vraies) tours écolos à travers le monde

Inaugurée mercredi, la Tour Oxygène est loin d’être une référence mondiale en matière d’écologie. Avec un peu plus d’ambition, voici des exemples que Lyon aurait gagné à suivre…

Une tour Oxygène pas assez écolo
En baptisant la nouvelle tour “Oxygène”, ses promoteurs ont affiché une ambition écologique, validée par l’obtention du fameux label HQE. Mais que vaut réellement ce label ? Pour la tour Oxygène, il a été obtenu à minima. L’un des architectes de la tour Oxygène, Abbès Tahir, l’avait d’ailleurs reconnu à Lyon Capitale : “14 cibles sont examinées pour l’obtention du label. Il suffit d’avoir des notes maximales dans 6 pour être labélisables. Nous avons choisi ces cibles en fonction des demandes des futurs locataires, la SNCF”. En l’occurrence : la mise en place d’un chantier vert (pour éviter les nuisances de bruit et de pollution) ; la rétention des eaux de pluie, grâce notamment à une toiture végétale au-dessus du centre commercial ; les économies d’énergie grâce à une façade vitrée, en double peau, pour moins de clim’ l’été et moins de chauffage l’hiver. C’est déjà bien, mais on est loin des tours réellement écologiques qui se construisent un peu partout dans le monde. Sans même parler des milliers de constructions “passives” que l’on recense en Allemagne, conçues pour produire plus d’énergie qu’elles n’en consomment.

1. Le Burj Al-Barqa
Dubaï (322 mètres)
(projet)

Burj al-Barqa ()

Cette tour n’aura même pas besoin de se raccorder au réseau électrique extérieur. 15 000 m2 de panneaux solaires et une énorme éolienne au sommet rendront le bâtiment autonome en énergie.

2. La tour de la rivière de Perle Guangzhou - Chine

rivière de perle ()

Deux énormes tunnels percent cette tour en forme de voile ou d’aile d’avion. En s’y engouffrant, le vent fera deux énormes turbines qui alimenteront la tour en électricité.

3. The CIS Tower.

CIS tower ()

Manchester - Angleterre (118 m). (Réalisé)
Même si l’esthétique n’est pas au rendez-vous, cette tour de Manchester est tapissée de panneaux solaires (7000 !) couvrant toute la façade. Le toit est également équipé de 24 éoliennes.

4. World Trade Center

WTC Bahrein ()

Manama - Bahreïn (240 mètres)
(réalisé)
Cette tour est considérée par de nombreux spécialistes comme le premier gratte-ciel écologique du monde. Trois éoliennes de trente mètres de diamètre alimenteront les 42 étages en énergie.

5. The Hearst Tower

Hearst ()

New York - USA (182 m)
(réalisé)
Cette tour est considérée comme l’un des premiers green building de New York. La quasi-totalité du métal nécessaire à sa construction vient de la filière du recyclage. Un système de collecte d’eau de pluie est également installé sur le toit couvrant 50 % des besoins en eau de la tour.

6. The lighthouse

lighthouse ()

Dubaï (400m)
(en construction)
La livraison de l’édifice était annoncée pour 2010. Ce gratte-ciel qui doit accueillir le centre financier international de Dubaï devrait être totalement autonome en énergie grâce aux trois éoliennes installées au sommet et à ses 4000 panneaux solaires posés sur la façade orientée au sud.

7. The castel house

Castel House ()

Londres - Angleterre (147 m)
(en construction)
Un projet européen étonnant puisqu’il ne s’agit pas d’un immeuble de bureaux mais d’un gratte-ciel résidentiel. La tour pourrait accueillir 310 familles dans un édifice 100 % autonome en énergie. Trois éoliennes, intégrées au toit et une pompe à chaleur viendront fournir le bâtiment en électricité et chauffage.

8. The urban cactus

Urban Cactus ()

Rotterdam - Pays-Bas
(en construction)
Un des rares gratte-ciel destiné à l’habitat. Ce cactus urbain sera équipé de terrasses omniprésentes qui permettront aux 98 appartements de bénéficier d’un ensoleillement maximum.

9. Rotating tower

Rotating tower ()

Dubaï (420 m)
(en construction)
Le premier modèle de ces tours devrait être livré à Dubaï en 2010 mais d’autres projets sont en gestation à Moscou ou New York. La tour de Dubaï aura 80 étages et 1 appartement par étage. L’idée consiste à maximiser l’utilisation du soleil en faisant pivoter les appartements à 360° autour d’un axe en béton. La tour génère son énergie grâce à des turbines éoliennes installées entre chaque étage de même que des cellules photovoltaïques seront installées sur le toit de chaque appartement.

10. Hypergreen

Hyper green ()

(en projet)
Cette tour n’existe pas mais le concept en a été développé par l’architecte français Jacques Ferrier en partenariat avec le groupe Lafarge. La première innovation de ce gratte-ciel est qu’il est entièrement préfabriqué et permet ainsi un “chantier propre”. L’édifice est donc démontable et les matériaux réutilisables. Comme toutes les tours écolos, l’hypergreen prévoit également un système de récupération d’eaux de pluie, des panneaux solaires et des éoliennes afin de viser l’autonomie énergétique. Cette tour aurait pu voir le jour dans le quartier de la Défense à Paris. Elle ne verra pas le jour à Lyon non plus puisque la collectivité a préféré miser sur un projet bien moins écolo, la tour Incity.

Lyon fait sa pub sur Wikipédia
Dans la rubrique “écologie” de la fiche Wikipédia sur les gratte-ciel, on trouve énuméré le nom des 10 tours considérées comme les plus écologiques du monde mais aussi, et c’est plus surprenant, trois projets lyonnais, d’ailleurs seule ville européenne citée ! La tour Oxygène, la tour Incity et le musée des confluences, qui n’est d’ailleurs pas un gratte-ciel, apparaissent en bonne place aux côtés de projets de tours totalement passives, bâties avec force éolienne et panneaux solaires, ce qui n’est pas le cas des projets lyonnais loin d’être exemplaires en matière d’écologie. On ne saura jamais si les services de communication qui s’occupent de ces projets ont participé à la rédaction (il faudrait plutôt dire à l’intoxication) de la fiche gratte-ciel de Wikipédia, mais on a notre petite idée... En revanche voilà qui confirme que la célèbre encyclopédie en ligne est truffée de fausses informations...

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