Lyon : Les Subsistances s’adaptent aux coupes budgétaires

Entre la baisse des subventions allouées à la culture et le rapport sévère de la chambre régionale des comptes sur la gestion de cet argent, l’année commence fort pour les Subsistances.

Habituellement, au mois de janvier, les Subsistances organisent le festival “Aire de jeu” autour de la création de la danse et de la musique contemporaine. Mais cette année, trop cher : il a été supprimé. À la place, c’est le festival “Moi de la danse”, qui permet à la structure de faire des économies et de rester fidèle au projet culturel et à la vocation du lieu.

En juin dernier, la Ville de Lyon avait annoncé combler le désengagement de 240 millions d’euros de l’État lors des grandes orientations budgétaires pour 2016-2020. Le bilan pour les Subsistances est de 450 000 euros en moins sur quatre ans. Une baisse de subvention sans lien avec la publication du rapport de la chambre régionale des comptes (CRC) qui pointait les irrégularités dans la gestion des finances publiques par le lieu, notamment les augmentations de salaire du directeur Guy Walter, également sous la pression d’un autre rapport provisoire pour la deuxième structure culturelle qu'il dirige : la Villa Gillet.

Pas de pénalités directes suite au rapport de la CRC

Depuis la sortie du rapport de la chambre régionale des comptes, la Ville de Lyon souhaite améliorer le fonctionnement interne des Subsistances. La CRC n’a qu’un pouvoir consultatif, aucune pénalité n’a donc découlé directement du rapport, même si la Ville de Lyon y a prêté un regard particulièrement attentif, puisqu’elle subventionne la structure à hauteur de 90 %. Une telle enquête a également été l’occasion pour l’opposition de dénoncer dans les colonnes du Progrès le "flou artistique" de la politique culturelle de la Ville de Lyon.

Les récentes mesures prises à l’égard de la structure sont plutôt d’ordre administratif, avec la mise en place d’un comité de suivi renforcé, des outils d’évaluation et des indicateurs... La directrice déléguée, Cathy Bouvard, et le directeur, Guy Walter, seraient en contact direct avec les représentants des autorités locales pour veiller à ce que l’argent public soit utilisé d’une meilleure manière : pour les uns comme pour les autres.

Un budget plus serré pour la culture à Lyon

Entamée en 2016, la baisse des subventions culturelles de la Ville de Lyon concerne plusieurs structures, par exemple le musée des Beaux-Arts et le musée d’Art contemporain, à hauteur de 150 000 euros. Progressivement, sur trois ou quatre ans, cette baisse forcera ces lieux à s'adapter à un budget plus serré. Aux Subsistances, on a pu voir une économie sur les plaquettes de programmes, qui ne sont pas sorties en juillet et en septembre dernier, aussi parce que toute la programmation de l’année a dû être revue plus près du porte-monnaie. Autre conséquence, les tarifs des spectacles ont augmenté depuis la fin de l'été.

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