Chiffres Google Analytics Lyon Cap sept oct 2014
Capture d’écran Google Analytics le 8 octobre 2014.

Lyon Capitale : “Pour tout bagage on a 20 ans”

Alors que dans le dernier mensuel* nous avons réalisé un dossier sur les 20 ans qui ont changé Lyon – et accessoirement vu naître et grandir Lyon Capitale –, de nombreuses personnalités françaises ont spontanément rédigé quelques lignes pour rendre hommage à notre titre. Tout sauf du cirage de pompes, rien à voir avec le style “Je vous adore et vous êtes super”. Non, simplement tous ont souligné l’importance de Lyon Cap’ dans la région, mais aussi la place singulière occupée par notre titre au sein de la presse française. Comme Pagnol le faisait dire avec malice à César, “c’est facile d’avoir vingt ans ! Voyez ! Je vais les avoir et j’ai rien fait pour ça !”

Bien entendu, nous sommes loin de faire l’unanimité – le contraire serait plutôt inquiétant. Cependant, il y a des mensonges que je ne laisserai jamais passer. Ainsi, si je peux comprendre (bien que ce sentiment me soit totalement étranger) que certains de nos confrères nous envient, nous jalousent et par conséquent nous détestent, il est totalement inadmissible de prétendre – et surtout de publier – comme le font certains, primo, que “le titre n’a plus grand-chose à voir, à part le nom, avec le titre de départ” et, secundo, que nous n’avons pas de lecteurs.

“Vous n’aimez pas la mer ?”

Sur le premier point, ce que le titre a gardé depuis ses débuts en 1994, c’est l’essentiel : son impertinence, son goût immodéré pour la recherche de la vérité, dans un monde de plus en plus conformiste et aseptisé, où beaucoup s’écoutent parler et se regardent écrire… pour ne rien dire au final, si ce n’est entretenir l’omerta sur les sujets les plus importants, par exemple la gabegie des fonds publics (le temps de lire ce texte, la dette française se sera accrue d’un million et demi d’euros). À Lyon Capitale, nous avons, dès le début de la nouvelle formule en 2008, pris la décision de refuser la manne de la publicité des collectivités locales. Une goutte d’eau, certes, mais qui peut en dire autant ?

Que la lettre change (format, périodicité, maquette) n’altère en rien cet esprit initial et au contraire le met en valeur. Les “historiques” de Lyon Capitale sont d’ailleurs toujours à l’œuvre au journal et je ne crains pas d’écrire publiquement que, depuis que je suis aux responsabilités, pas un journaliste n’a reçu le moindre ordre politique, même subtil, même en creux, de la part de l’actionnaire. Pas un. Jamais. L’indépendance est un état d’esprit avant d’être une colonne comptable.

“Vous n’aimez pas la montagne ?”

Sur le second point, les faits sont tout aussi têtus. Pas de lecteurs ? Si l’on prend le dernier mois mesuré, soit du 7 septembre au 7 octobre 2014, nous avons comptabilisé, sur Internet, 618 954 visiteurs uniques (source : Google Analytics). Par ailleurs, pour ce qui concerne le mensuel, nous avons diffusé, toujours pour le mois de septembre (et il n’est question ici que de diffusion payée), un peu plus de 15 000 exemplaires, dont les deux tiers en points presse (et encore c’est un mois moyen, il nous arrive de faire bien mieux).

Quant aux bandes dessinées, que nous éditons régulièrement depuis quelques années, elles sont chaque fois pratiquement toutes vendues (pour des tirages de 4 000 à 6 000 exemplaires). Forts de ce succès jamais démenti, nous nous apprêtons d’ailleurs à commercialiser le deuxième volume d’Histoires de Lyon.

“Qu’est-ce que c’est, dégueulasse ?”

Il y aurait encore beaucoup à dire, tant sur l’explosion, en termes de visites, du site Olympique-et-Lyonnais (102 101 visiteurs uniques en moyenne par mois en 2014) que de la notoriété incroyable de Lyon Capitale, qui va bien au-delà de la capitale des Gaules, que ce soit auprès du grand public, des institutions, des intellectuels, des artistes, des chefs d’entreprise ou des plus grandes écoles de journalisme. Petit canard régional, nous sommes souvent cités en exemple, avec Mediapart, comme les derniers bastions d’une presse véritablement libre. Nous mesurons notre responsabilité à cet égard et cela ne nous donne que des devoirs.

Pardon à nos lecteurs pour ce déballage un peu indécent qui ne nous ressemble guère, mais je tenais à rétablir la vérité sur ces sujets et à faire cesser (provisoirement, j’en ai bien conscience) ces petites insinuations perfides, même si, comme l’écrivait Montaigne, “la jalousie est de toutes les maladies de l’esprit celle à qui le plus de choses servent d’aliment et le moins de choses de remède”. En ce qui nous concerne, nous nous réjouissons des succès de nos confrères, pas de leurs difficultés, que nous adhérions à leur ligne éditoriale ou pas. Car on ne règle pas ses propres échecs en dénigrant les succès d’autrui.

Didier Maïsto,
Directeur de la publication

* Lyon Capitale n°737 (octobre 2014), en vente en kiosques jusqu’au 30 octobre et dans notre boutique en ligne.
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