Goairport

La navette low-cost Go Airport en liquidation judiciaire

La compagnie qui voulait concurrencer Rhônexpress a annoncé sur sa page Facebook l'arrêt de son activité. Elle n'aura duré qu'à peine plus d'un an et dénonce des pressions.

Se voulant une alternative crédible au démesurément cher Rhônexpress, la navette low-cost Go Airport n'a finalement pas réussi à trouver sa clientèle. Sur sa page Facebook, elle a indiqué au début du mois de janvier être "en arrêt d'activité".

Lancée en décembre 2013, cette navette reliait l'arrêt de tramway Meyzieu Z.I. à l'aéroport Saint-Exupéry en dix minutes pour seulement 7,50 € l'aller et 14 € l'aller-retour, contre 13,50 € l'aller et 24 € l'aller-retour pour Rhônexpress (dans le cas d'une réservation sur Internet).

Bien plus économique, Go Airport n'a cependant pas réussi à perdurer. Pour la compagnie, la faute incombe aux pressions qu'elle a subies. Et pour le coup, tout le monde est visé. Elle dénonce des "contrôles de police abusifs" et "une garde à vue illégale" de l'un des conducteurs.

Mais Go Airport va encore plus loin et parle de consignes à destination des personnels de l'aéroport Lyon Saint-Exupéry de ne pas parler de la compagnie, ou indiquant même que celle-ci n'existe plus. Enfin, la mise en place d'une ligne de bus par le conseil général entre Meyzieu et l'aéroport, avec un billet à 2 €, a définitivement plombé Go Airport.

Cette dernière n'a donc pas résisté à ce qu'elle désigne comme "une mafia politique qui a réussi à abattre une jeune entreprise qui avait créé 4 emplois".

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