À partir du 1er janvier 2027, la Région Auvergne-Rhône-Alpes élargira ses aides aux communes pour financer de nouveaux équipements de sécurité. Détection de stupéfiants, lutte contre les drones et caméras utilisant l'intelligence artificielle figurent parmi les dispositifs concernés.
C'est l'un des principaux sujets sur lesquels la Région Auvergne-Rhône-Alpes communique régulièrement. Et la collectivité veut "aller encore plus loin" pour renforcer son soutien aux communes en matière de sécurité. Dans un rapport présenté ce jeudi 22 octobre au cours de l'assemblée plénière, la collectivité annonce l'élargissement de son dispositif d'aide aux équipements des polices municipales, avec quatre nouveaux domaines d'intervention à compter du 1er janvier 2027.
Si de nombreux équipements ont déjà été financés par la collectivité au 5 milliards d'euros de budget ces dernières années (voir par ailleurs), la Région présidée par Fabrice Pannekoucke se félicitant d'être "le premier partenaire sur la sécurité en termes de financement pour les communes et intercommunalités", les collectivités pourront désormais solliciter des financements pour acquérir, notamment, du matériel de contrôle et de détection des stupéfiants. La Région souhaite également accompagner l'achat de dispositifs de protection contre les drones malveillants ou encore l'installation de bornes destinées à empêcher les attaques à la voiture-bélier.
Le retour de la vidéoprotection intelligente
Autre évolution annoncée, les aides régionales pourront désormais financer des systèmes de vidéoprotection intégrant de l'intelligence artificielle, "dans le respect de la réglementation en vigueur" rassure la collectivité. Vieux serpent de mer de la Région depuis plusieurs années, la vidéosurveillance algorithmique ou intelligente a été rendue possible par la loi Ripost d'août 2026, sous certaines conditions très strictes. Si la Région avait, dès janvier 2025, demandé à l'expérimenter sur son territoire, elle peut désormais l'utiliser dans les gares et les transports dont elle a la charge, ainsi qu'aux abords des lycées. Pour ces derniers, les autorisations préfectorales restent néanmoins soumises à un plafond strict de 3 mois renouvelables. Enfin, le remplacement des caméras devenues obsolètes sera également éligible aux aides régionales.
Toujours dans ce rapport présenté ce jeudi dans l'hémicycle régional, l'exécutif entend élargir son soutien aux équipements de protection et d'intervention des policiers municipaux. Boucliers, protections individuelles ou encore matériel destiné aux brigades cynophiles et équestres pourront bénéficier de ces financements.
"On va faire évoluer nos règlements pour que toutes ces nouvelles choses soient désormais finançables par la Région" synthétise Renaud Pfeffer, vice-président délégué à la sécurité. "Le soutien que l'on apporte actuellement est plébiscité par nos élus locaux" affirme également le maire de Mornant. Avant de conclure : "Avec ce rapport, on veut accompagner le plus simplement possible les communes qui le souhaitent pour ne pas les laisser seules face à ce fléau de la délinquance et des incivilités". Au total, à l'échelle du mandat, la Région prévoit d'investir un budget de 300 millions d'euros sur la sécurité.
Les chiffres de la sécurité pour la Région Auvergne-Rhône-Alpes
1045 communes aidées par la Région en matière de sécurité
20 000 caméras financées
94 centres de supervision urbains
126 écoles protégées

Ces équipements n'enrichissent que les vendeurs des ces équipements 🙂
(qui tombent en panne, qu'il faut "mettre à jour", etc).
Si on faisait en sorte qu'il n'y ait plus de vols ni de trafics en s'attaquant aux réelles causes, ces personnes perdraient leur chiffre d'affaires.
Oui à davantage de sécurité, surtout en ce moment avec tout ce qui se passe.