Une centaine de lapins bientôt chassés de la Feyssine
Armés de filets et de furets, trois sociétés de chasse viendront bientôt attraper une centaine de mammifères. Objectif : limiter leur prolifération.
La neige a sauvé nos petits amis. Mais l'opération n'est que repoussée à des jours meilleurs (météo s'entend). Armés de filet, des chasseurs professionnels devaient être à pied d'œuvre dès 7h30 à la Feyssine lundi matin. La cible de ce commando ? Une centaine de lapins de garenne qui devaient être capturés. Pour y parvenir, ils devaient lâcher des furets à l'entrée des terriers : les lapins, en fuite, devraient sortir par d'autres trous où ont été posés des filets. Ils ne finiront cependant pas en civet : ils seront vaccinés avant de recouvrer la liberté ailleurs, là où ils font défaut, par exemple à la Tour de Salvagny.
Sans prédateur, sans voiture et avec des herbes hautes
Pourquoi donc Villeurbanne expulse-t-elle ses lapins ? "Ils sont trop nombreux : ils s'attaquent aux plantes. Et les maladies, du fait de leur concentration, pourraient se propager plus facilement", nous explique-t-on à la communication de la ville. La Feyssine est en effet un véritable repaires à lapin. "Ils sont plusieurs centaines. Ils évoluent sans prédateur : les rapaces sont absents en milieu urbain et nous ne sommes pas sûrs de la présence de renards là-bas", indique Julien Bouniol, chargé de mission à la Frapna.
Peinards, les lapins évoluent dans un cadre verdoyant, sans route à l'intérieur et au milieu de végétations luxuriantes. Les prairies sont très peu fauchées, aussi peuvent-ils y faire des repas gargantuesques. Cette physionomie sauvage du parc plaît aussi au castor, au martin-pêcheur, au pic-épeiche, à nombre d'insectes et à des orchidées rares.
Est-il cependant indispensable de limiter leur prolifération ? "Leur grand nombre ne me paraît pas constituer un problème pour la biodiversité, objecte Julien Bouniol. C'est probablement plus un souci pour les paysagistes". En effet les lapins labourent les sols et dévorent plusieurs plantes appréciées, comme les aubépines.
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