Le blues des blouses blanches
" C'est comme si on était dans une barque percée et qu'on écopait l'eau " raconte Gilles Bagou, anesthésiste et responsable de la régulation du Samu de l'Hôpital Edouard-Herriot pour décrire la situation insoluble des services d'urgence.
Composé à 90% d'urgentistes et 10% d'anesthésistes, la moitié des médecins de son service suit la grève lancée par l'Amuf (Association des médecins urgentistes de France) le 24 décembre pour obtenir davantage de moyens pour l'hôpital et le règlement des heures supplémentaires. Pourtant, pas de brassard ou de banderoles revendicatrices : comme l'explique Gilles Bagou, les grévistes ne sont pas convaincus de la portée de leur mouvement.
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