Une télé pour les bébés

Le 16 octobre 2007 Baby First fait son apparition sur CanalSat. Elle émet depuis la Grande Bretagne des programmes destinés aux petits de six mois à trois ans, 24h sur 24. Une pétition commence alors à circuler, lancée par des psychiatres et pédo-psychiatres français, parmi lesquels Serge Tisseron, pour alerter sur les dangers d’une telle chaîne.

Le 16 novembre 2007 : Le CIEM* décide de livrer bataille contre Baby First et saisit le CSA.
Quelques mois plus tard, il obtient gain de cause, grâce à la mobilisation des professionnels, des parents et des usagers. La chaîne a l’obligation de mettre en garde leurs abonnés sur les risques :
Regarder la télévision, y compris les chaînes présentées comme spécifiquement conçues pour les enfants de moins de 3 ans, peut entraîner chez ces derniers des troubles du développement tels que passivité, retard de langage, agitation, troubles du sommeil, troubles de la concentration et dépendance aux écrans”.

Message éloquent pour tous ceux à qui l’on a fait croire qu’une chaîne pour bébés pouvait apporter un quelconque bénéfice aux tout-petits… et un peu de tranquillité aux parents.
* CIEM : Collectif Inter associatif Enfance et Média, crée en 2001, regroupe les associations nationales familiales d’éducation populaire, de parents d’élèves, de syndicats d’enseignants, et des chercheurs sur les médias et l’enfance.

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En 54 jours de confinement, les adolescents ont dû s’adapter à l’école à distance, à la promiscuité familiale et à l’éloignement d’avec leurs copains. Aujourd’hui, malgré le déconfinement, la période reste incertaine et ils vont devoir attendre encore un peu pour retrouver leurs petites habitudes. Comment les aider à retourner dans la vraie vie, tout en respectant les consignes de sécurité sanitaire ? Comment peuvent-ils gérer au mieux la frustration de cette liberté surveillée ?
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