Cheminées : 5 bars qui ont la flamme

Le chauffage tourne à bloc mais vous restez transi ? Vous voudriez avoir chaud sans traîner sous la couette, pantoufles décaties à des pieds ayant abandonné tout style et toute vie sociale pour cause de températures hivernales ? Visez un peu notre sélection chic de bars avec cheminée.

Le plus design : le Lobby Bar

Vous êtes du genre à devenir accro au chocolat chaud dès que le mercure chute ? Le Lobby Bar, fraîchement repensé par Patrick Norguet, est un endroit tout trouvé pour plonger ses lèvres avec volupté dans un de ces roboratifs breuvages, ici concoctés par la maison Bernachon. D’autres options se révèlent également flatteuses pour le palais et efficaces pour chasser les frissons : capuccino, thé noir, vert, blanc, russe, japonais, anglais Cha Yuan (6,50 euros).

À moins d’orienter son choix vers une coupe de champagne ou un cocktail pour accompagner le spectacle de la cheminée high tech aux galets incandescents Les charmes du millefeuille framboise, des macarons chocolatés ou éclair chantilly ne gâchent rien à l’ensemble. Ni leur pendant salé le midi, clubs sandwich, croque-monsieur, assiettes de saumon fumé, de foie gras en direct de la brasserie Silk (entre 8 et 14 euros).

Sofitel Lyon Bellecour, tous les jours, de 7h à 22h, 20 quai Gailleton, Lyon 2ème.

Le plus intime : le bar de la Tour rose

Il y a eu du nouveau du côté de la Tour rose ces dernières années : changement de propriétaires, changement d’ambiance. Son bar, désormais « lieu de passage et de vie » se veut davantage tourné vers l’extérieur, tout en gardant son côté intemporel. Ceci étant noté, le bar de la Tour rose reste une bonne adresse, encore bien cachée, où boire un verre au coin de la gargantuesque cheminée, dans le secret du Vieux-Lyon : la lumière est flatteuse, fondue dans un décor où la pierre le dispute au bois.

Des œuvres contemporaines se chargent d’apporter la couleur. Les proportions de la salle sont idéales : ni trop grande, ni pas assez. Une fois confortablement installé, les pieds tout près des flammes, on oublie vite le tissu un peu tapageur des canapés, qui auront bientôt droit à une retraite bien méritée, et le sourire allongé par un des 10 cocktails maison, on se découvre une âme de philosophe. Planches de charcuteries, de fromages ou foie gras, de 9 à 14 euros. Soirées dégustation de vins les mardis, concerts de jazz les premiers et troisièmes mercredis du mois.

La Tour rose, du mardi au samedi à partir de 16h, 22 rue du Boeuf, Lyon 5ème.

Le plus art déco : le bar du Pavillon de la Rotonde

Réputé pour ses brunchs du week-end élaborés par le chef étoilé Philippe Gauvreau, le bar du Pavillon de la Rotonde a d’autres cordes à son arc. Son ambiance lounge et cosy, moquette épaisse, assises moelleuses et service cinq étoiles, donne sa pleine mesure à l’heure de l’apéritif, quand la lumière décline et que de petites bougies éclairent les tables.

La vaste cheminée de brique diffuse généreusement sa chaleur et les yeux qui virevoltent au-dessus d’un verre de Condrieu ou d’un porto vintage Quinta Do Vesuvio 1996, se mettent à pétiller eux aussi. La cave en nid-d’abeilles, réinterprétée de manière très contemporaine, abrite une fine collection d’eaux de vie (d’Armagnac, de cidre, de marc), de rhums, de malts d’Ecosse et d’Irlande mais aussi de jus de fruits artisanaux.
La Pavillon de la Rotonde, tous les jours, de 7h à 23h, 3 avenue du Casino, 69260 Charbonnières-les-bains

Le plus british, le bar de l’hôtel Roosevelt

Moins design que le Sofitel, moins pittoresque que la Tour rose, moins sophistiqué que le Pavillon de la Rotonde, le petit salon-bar du Roosevelt offre néanmoins son charme un peu désuet et sa sobriété toute british : bibliothèque recelant d’augustes collections dont les reliures de cuir tanné sont méticuleusement alignées, boiseries sombres, épais rideaux d’un vert assourdi, image de golfeur tutoyant les cimes des gratte-ciel…

Si les lieux se prêtent particulièrement à la dégustation de bourbons, sous le regard de Franklin Delano Roosevelt, un livre à la main, posté devant la cheminée qui, en soirée, darde ses rayons, on peut aussi piocher parmi la palette traditionnelle des consommations de bistrot. Pas de recherche excessive ni d’effet de manche à l’horizon mais de la tenue, ce qui peut, au terme d'une journée épuisante, s’avérer très reposant.
Bar de l’Hôtel Roosevelt, tous les jours, De 7h à 2h, 48 rue de Sèze, Lyon 6ème.

Le plus pour initiés, le bar du Passage

N’y allons pas par quatre chemins : le bar du Passage s’appuie sur un savant jeu de miroirs et de paravents, l’accueil chic des fauteuils club et celui plus exubérant du chien du patron. L’ambiance générale, rougeoyante, voire tendrement vénéneuse, est celle d’un boudoir. Le tout se trouve logé dans l’équivalent d’un dé à coudre, sans fenêtre. Ici, pas de cheminée ; un autre feu réchauffe les lieux jusqu’à 3 heures du matin... Mais parce que ce bar à vins, sur lequel il est quasi impossible de tomber par hasard, tout planqué au fond d’un passage qu’il est, fait entendre une petite musique bien particulière, aux accents jazzy les soirs de concerts, on fait comme si.

Sachez enfin que le temps y semble comme suspendu, que le verre de vin tourne allégrement autour des 10 euros, et plus si vous recherchez davantage de degrés, et que les assiettes de charcuterie font honneur à la gastronomie corse ; de quoi faire fléchir le plus résolu des végétariens.

Bar Le Passage, de 18h à 3h du matin. Fermé le dimanche, 8, rue du Plâtre, Lyon 1er.

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