Patiner vers des sommets

Rencontre Avec Isabelle Delobel.

Six jours par semaine, trois heures par jour, ils sont là, sur la glace. Ils répètent les mêmes gestes sur les mêmes musiques, ils refont les mêmes pas, ils dansent.

"Il paraît qu'on est favoris oui, mais nous y allons dans la peau d'outsiders, pour éviter la pression", Isabelle Delobel évoque le titre du bout des lèvres. "Le podium ce serait le top, et le titre...(petit soupir) ça serait fantastique ". Pourquoi ne veut-elle pas considérer son couple comme favori ? "Nous sommes 5 couples à être du même niveau, ça se jouera sur quelques centièmes de point nous le savons". 5 couples égaux en talent, mais aux championnats du monde, il y a une sacrée différence entre le 5ème et le premier, alors sur quoi se joue le petit détail qui change tout ? "Sur la complémentarité. Le jour J, il faut être en symbiose avec soi, physiquement, et avec le partenaire". Et en matière de complémentarité, on peut faire confiance à nos deux champions. S'ils ne sont pas ensemble dans la vie courante, ils sont "plus que des collègues de travail" puisqu'ils se connaissent depuis l'âge de 12 ans. Repérés par des entraîneurs Lyonnais, ils ont choisi de venir à la patinoire Charlemagne de Lyon "tout simplement parce que c'est la meilleure école nationale dans notre discipline, la danse." La meilleure école nationale avec une renommée internationale puisque le couple canadien, qui fait partie des 5 meilleurs au monde, s'entraîne tous les jours aux côtés des Français. Une situation cocasse qui ne trouble pas Isabelle Delobel. "Il ne faut surtout pas essayer de s'adapter aux autres, nous avons notre programme, ils ont le leur. Par ailleurs nous nous entendons vraiment très bien avec les Canadiens." Une entente qu'il faudra oublier l'espace d'une danse la semaine prochaine pour ramener une nouvelle fois le trophée à Lyon après celui remporté en 2000 par le couple Anissina et Peizerat.

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