Réveillère, cœur de Lyon

C'était dans l'air du temps. C'est désormais officiel. A l'OL depuis 2003, Anthony Réveillère a prolongé son bail avec le club rhodanien jusqu'en juin 2013. Agé de 31 ans, le latéral droit international avait répété à de multiples reprises son souhait de terminer sa carrière entre Rhône et Saône. Cela en prend le chemin.

Plus de 200 matchs en Ligue 1 sous le maillot lyonnais. 59 rencontres de Ligue des Champions disputées. Cinq titres de champion de France glanés. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Anthony Réveillère est l’un des derniers dinosaures de la grande époque lyonnaise, au même titre que Grégory Coupet, Juninho ou Cris. En paraphant un nouveau contrat jusqu’en 2013, il entre, encore un peu plus, dans l’histoire de l’OL. Davantage dans l’ombre que certains de ses illustres contemporains, il n’en reste pas pour autant un monstre de régularité et de compétitivité.

"C'est dur de ne pas apprécier Lyon"

En juillet 2003, l’ex-joueur du Stade Rennais, où il a fait toutes ses classes, débarque à Lyon, en provenance de Valence, en Espagne. Tout juste auréolé d’une deuxième couronne hexagonale, l’OL est le club phare de ce début de siècle et Réveillère y trouve à la fois ambition sportive et stabilité familiale. "C'est dur de ne pas apprécier Lyon (sourires). Ma famille se plaît bien ici. Même si ça fait maintenant huit ans que je suis ici, j’ai encore le plaisir de découvrir tous les atouts de cette ville, par exemple les restaurants", concède-t-il. Au club, le latéral droit international (neuf sélections en équipe de France, NDLR) joue énormément, une quarantaine de matchs par saison, même si, pendant de nombreuses années, il se trouve en concurrence avec François Clerc.

Cinq premières saisons sans histoires ponctuées, chacune, par un titre de champion de France, que demander de mieux ? La sixième sera bien plus mouvementée. Un soir de novembre, Anthony s’écroule sur la pelouse du Parc des Princes. Diagnostic : ligament croisé intérieur gauche sérieusement touché. Cette blessure, très grave, nécessite la plupart du temps une opération et au minimum six mois d’arrêt. Mais l’ancien Breton fait fi des nombreux avis (staff médical du club, entraîneur, coéquipiers), lui recommandant de passer sur le billard. Avec force et ténacité, il reviendra vite au plus haut niveau et retrouvera sa place de titulaire. Il marquera les esprits.

Terminer sa carrière à l'OL

L’arrière droit de l’OL a négocié seul cette prolongation de contrat, sans agent ni représentant. Un mode de fonctionnement rare dans le football actuel. "J’avais envie de discuter seul avec mon club que je connais depuis maintenant huit ans. Et ainsi faire part directement de mes attentes, d’exprimer mon point de vue. Bref, j’avais envie de prendre les choses en main, d’être au cœur des discussions", explique-t-il. A l’orée de cette nouvelle année, Anthony est l’un des plus anciens de l’effectif lyonnais. Il pourrait s’engouffrer dans la boîte à souvenirs. Lui qui a tout gagné au niveau français. Que nenni, il semble au contraire plus motivé que jamais : "ç'était important pour moi de connaître les ambitions du club, même si je n’en doutais pas. Ça fait deux ans qu’on n’a rien gagné et ça me manque. Le fait de resigner, c’était aussi d’être ambitieux, d’aller toujours plus haut. Reconquérir ce titre national et lutter sur le plan européen" .

Au terme de son contrat, en juin 2013, il ira sur ses 34 ans. Le temps de s’arrêter ? "Je n’espère pas. Je n’ai pas envie de me projeter si loin et de profiter du temps présent. Je suis à un âge où je suis plus proche de la fin. Même je n’ai aucun tabou avec mon âge. Je jouerai tant que la tête et les jambes suivront. Que je prendrai du plaisir. On verra, dans deux ans où le vent me mènera", narre-t-il. Il préfère s’attacher aux symboles  : "Dans deux ans, ça fera dix ans que je porte la tunique de l'OL, c’est un signe fort dans une carrière". Difficile de le contredire.

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