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Restera-t-il un député communiste dans le Rhône ?

"Réélire les sortants et faire des conquêtes". Tel est le mot d’ordre du Front de Gauche pour les élections législatives à venir. Parmi les sièges escomptés, la candidature dans la 14e circonscription de Michèle Picard, maire de Vénissieux et soutenue par le député sortant André Gerin (PCF) est celle qui suscite le plus d’espoir.

Après lui avoir succédé à la tête de la mairie de Vénissieux, Michèle Picard (2e en partant de la droite, sur la photo) va-t-elle succéder à André Gerin à l’Assemblée Nationale ? La candidate dans la 14e circonscription, où Jean-Luc Mélenchon a obtenu un score de 15,94 % lors du premier tour de l’élection présidentielle se dit en effet "confiante". Pierre Laurent, secrétaire général du PCF, viendra pour la soutenir dans les semaines à venir.

Le défi du "charcutage"

Elle pâtit néanmoins d’un redécoupage électoral qui ne lui est pas favorable : la 14e circonscription a subi selon elle un véritable "charcutage". C’est en tout près de 20 000 votants en plus qui ont en effet été rajoutés sur la circonscription, "au bénéfice du PS et de l’UMP". Elle devra notamment convaincre une partie des électeurs de Saint-Priest (municipalité socialiste) où François Hollande avait raflé plus de 30 % des voix lors du dernier scrutin. La maire de Vénissieux trouvera sur sa route le socialiste Yves Blein, maire de Feyzin.

Face au risque de ne voir aucun communiste l'emporter, Danielle Lebail (5e en partant de la gauche), secrétaire général du PCF-Rhône et candidate dans la 9e circonscription, déplore que "les 11 % qui ont voté pour le Front de Gauche au premier tour de l’élection présidentielle risquent de ne pas être représentés à l’Assemblée Nationale à cause de ce genre de pratiques et du type de scrutin" et de rappeler son engagement pour une 6e République : "Nous sommes pour le pouvoir au peuple et donc pour la proportionnelle".

Martine Aubry "responsable"

Autre "mauvais signe" pour la candidate, et au-delà, pour "toute la gauche" : l’échec des négociations au niveau national entre le PS et le Front de Gauche. "C’est Martine Aubry qui porte la responsabilité de l’absence de cet accord. Le Front de Gauche était prêt à signer", dénonce Armand Creus, conseiller régional et responsable départemental de la Gauche Unitaire. Si le candidat PS arrivait en tête, tous les candidats seraient par contre prêts à un "désistement républicain, comme on l’a toujours fait", précise Danielle Lebail.

Des "terres de mission"

Au-delà de la 14e circonscription, la candidature dans la 11e circonscription de Réné Balme, membre du Parti de Gauche et maire de Grigny, apparaît comme un "objectif majeur", même si Jean-Luc Mélenchon n’y a pas effectué un score plus haut qu’ailleurs le 6 mai dernier (11,09 %). Restent selon Armand Creus "des terres de mission" ; et notamment la 2e circonscription où Anne Charmasson-Creus (3e en partant de la gauche) portera les couleurs de la Gauche Unitaire et peut espérer peser avec un score du Front de Gauche de 14,32 % à la présidentielle (et particulièrement dans le 1er arrondissement de Lyon où il avait atteint 19,91 %). Si tous se réjouissent de la victoire de François Hollande et des premières mesures du gouvernement Ayrault, ils entendent bien obtenir le maximum de sièges et faire partie "d’une gauche courageuse" et, selon Danielle Lebail, inciter le PS à "proposer de grandes réformes".

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